Atacama: Les pieds dans le sable, la tête dans les étoiles.

Au revoir la Bolivie et bonjour le Chili. Pour mes premiers jours dans ce pays tout en longueur, je pars à la découverte du désert d’Atacama. Mais je quitte aussi la planète terre pour un voyage dans l’espace au cœur de notre galaxie. Dans cet article tu trouveras aussi un peu de culture scientifique pour briller en société!

Il est environ 13h00 quand j’arrive San Pedro de Atacama, petite ville sympathique en plein désert située juste après la frontière Bolivienne. Première mission: Trouver de l’argent. Ben ouais; la monnaie à changé. Ici c’est le Pesos Chilien qu’on utilise, et moi je n’ai que des Dollars et des Bolivianos. Donc je dois trouver un distributeur ou un bureau de change. Par chance le bus m’a déposé non loin du centre je n’ai pas beaucoup à marcher. Je croise un premier distributeur, mais ma carte ne fonctionne pas. Gloups… J’espère qu’il n’y a pas de pare feu dont ma chère conseillère bancaire ait oublié de me parler. Je fais une tentative sur un deuxième un peu plus loin… Ouf ça fonctionne! Mes nouvelles devises en poche je pars à la recherche d’une auberge, j’en choisis une au pif, le tarif est correct, je signe pour trois nuits. Je passe la première après midi à rien faire du tout à part glandouiller, télécharger les photos pour le dernier article, faire du repérage en ville et me reposer. Faut dire que je me suis lever à quatre heure du mat ce matin pour le dernier jour du tour du Salar D’uyuni. Alors je ne pète pas le feu.

Deuxième jour, ben… Pas grand chose en fait… J’ai rien glander à par écrire l’article sur le salar et je suis allé au musée de la météorite…

J’ai adoré ce musée! J’ai appris plein de trucs supers intéressants sur la formation des météorites, leur composition, leur provenance. La première partie se fait en audio guide en Français, il y’a d’ailleurs un passage qui parle de la météorite du Yucatan dont je t’avais parlé dans mon article sur les cenote. Ensuite il y a une partie interactive avec une personne du musée qui t’explique d’autres trucs (Espagnol ou Anglais). Tu peux toucher les pierres, les peser, les comparer avec les pierres terriennes. C’est vraiment génial. Toutes les météorites du musée ont été trouvé dans le désert d’Atacama. Tiens; sais tu comment reconnaître une météorite d’un vulgaire morceau de basalte (pierre volcanique)? Et bien la météorite est magnétique, car composée de fer jusqu’à 70%.

Il existe aussi des météorites qui sont composées d’éléments organiques et d’acides aminés, c’est le matériel nécessaire pour créer la vie. Et oui! Ça veut dire que si ce type de météorite s’écrase sur une planète propice au développement de la vie, c’est à dire, de l’eau à l’état liquide, une atmosphère, et à bonne distance d’une étoile, il est probable qu’une forme de vie apparaisse. Bref, il est impossible que nous soyons seul dans l’univers…

Pour faire écho à cette visite, je me suis inscrit à un tour d’observation des étoiles, cette fois encore c’est vraiment super. Nous ne sommes que deux, c’est pratiquement un cour particulier d’astronomie. j’apprends encore plein de chose sur le monde de l’infiniment grands. Ça commence par une vidéo sur la comparaison entre les tailles de différentes planètes et étoiles, cette vidéo me fascine. Regarde ça, c’est passionnant et ça donne le vertige!

Puis suivent des explications sur les étoiles, les galaxies, l’univers. Avec des chiffres hallucinants qui sont difficiles à concevoir, le «prof» nous parle de géantes rouges, de naines blanches, de trous noirs et d’années lumière c’est passionnant!

Puis nous sortons pour observer les étoiles et les constellations. Je pense maintenant pouvoir retrouver la croix du sud, le scorpion et son étoile phare Antares et Proxima du centaure. Ici pas d’étoile polaire, pas de grande ourse, et oui! Tous les voyageurs savent (enfin j’espère) que les étoiles de l’hémisphère sud sont différentes de l’hémisphère nord.

Pour la première fois je regarde dans un télescope! C’est whouaaaaaaa!!! Tu sais il y a des étoiles qui nous paraissent être seules, on voit juste un point lumineux, mais en fait au télescope il n’y en a pas qu’une seule mais des millions!!!! On appelle ça des globulars.

C’est ça un globular

Je vois aussi Saturne est ses anneaux, et aussi Jupiter qui paraît si proche que dans la lentille on voit même ses bandes marrons caractéristiques.

20130121_jupiter_vgr1_c1620_sat_transits

Et j’ai même droit à une super photo!

IMG_1763. (1)

Le troisième jour je me lance dans l’exploration du désert. Ici, le plus courant c’est de louer un vélo et de partir à la découverte de la valle de la luna. Je loues donc un vélo, mais je pars visiter la valle de la muerte, ben ouais la vallée de la mort, ça sonne plus aventure de la vallée de la lune je trouve. A dire vrai je ne suis pas super motivé par l’idée de cette excursion, en fait, je sais à peu près ce que je vais voir: Du sable, des pierres, et des rochers façonnés par l’érosion. Un peu comme la valle de la luna de La Paz.

Me voilà sur mon vtt direction la vallée de la mort. Autant te dire que je n’ai pas un vélo de compet’, bien que l’ayant essayé vite fait, je ne m’étais pas rendu compte de ses nombreux problèmes : la selle est hyper dure, les vitesses passent mal, et la roue arrière est tellement voilée que le disque de frein touche les mâchoires à chaque tour. Bah, tant pis pour moi j’aurais du faire plus attention quand je l’ai essayé.

J’arrive à la vallée, mon objectif c’est de monter jusqu’au mirador pour la voir d’en haut. Niveau paysage, comme prévu, pas vraiment de surprise: Des rochers usés par le temps et les éléments.

Le chemin monte gentiment. J’arrive à une grande dune de sable ou il est possible de faire du sand surf. Bon j’en ai déjà fait une fois en nouvelle Zélande et une autre au Pérou. Je passe mon tour, en plus je n’ai pas envie de cramer toute mon énergie à monter à pied cette immense dune de sable.

DSC_0010

Malheureusement un peu plus loin la piste est recouverte de sable, impossible d’avancer. Il y en a tellement que le vtt tient debout tout seul! Je suis obligé de le pousser; en plus, ça monte violent. Alors je ne sais pas si tu as déjà poussé un vélo dans une pente ensablée, mais je peux te dire que c’est la grosse galère.

DSC_0013

Après quelques efforts j’arrive à la fin du chemin, j’attache le vélo et je fini de monter à pied. De là haut la vue sur la vallée est top, en fait on dirait une maquette, c’est comme une chaîne de montagne mais à plus petite échelle. De l’autre coté; rien. C’est plat

DSC_0029

DSC_0028

Après une série de photo je redescends, et monte en selle de mon fidèle destrier boiteux, je descends à toute vitesse, ça me rappelle el camino de la muerte. Malgré le passage dans le sable qui m’oblige encore à descendre de vélo, j’arrive en bas assez vite.

Direction maintenant le mirador de la piedra del coyote, qui permet d’avoir une vue panoramique sur la vallée de la lune. Ça monte beaucoup, en fait ce n’est que de la montée, j’ai les cuisses qui crament et la mauvaise qualité de la selle commence à me pourrir sérieusement le fondement. Heureusement c’est une route goudronnée mais j’avoue: Je souffre, vivement la descente! Finalement j’arrive au bout. Bon, honnêtement, c’est à peu près la même chose en moins beau, je suis un peu déçus, tout ça pour ça…

DSC_0047

DSC_0044

Vu que le ticket pour ce mirador est aussi valable pour la vallée de la lune. Je décide d’y aller. Je remonte en selle (aie) et redescends à vive allure mais tout à coup. Pppppffffffff… Je crève le pneu arrière, la tuile! Heureusement le loueur m’a donné tout ce qu’il fallait en cas de crevaison. Un morceau de métal énorme à crevé ma chambre à air, pointu et coupant comme un rasoir, il devait déjà être dans la jante car sinon il serait resté coincé dans la gomme du pneu, étrange.. Bref je change de chambre à air et continu ma route.

DSC_0049

Après des kilomètres sur un chemin caillouteux j’arrive au premier point de visite de la vallée de la lune. Un petit canyon avec une grotte dans laquelle il faut se faufiler sympa mais le décors n’a rien d’exceptionnel en plus j’ai perdu mes lunettes de soleil pendant l’opération. Bravo…

Je n’irai pas plus loin dans la vallée. Excuse moi du terme mais j’ai littéralement le cul défoncé! Et rien que l’idée de faire la dizaine de kilomètres pour le retour me donne envie de me pendre. Sans surprise le retour sera une purge! Je marche maintenant comme un cow-boy.

A mon retour je prends une quatrième nuit pour voir le lendemain les geysers du Tatio. Départ à cinq heure du mat avec une agence. le coin est sympa mais se sont des petits geysers, des « geyserounet », pas des trucs qui montent à dix mètres.

DSC_0109

DSC_0063

Il y a aussi des bains thermales, mais l’eau est moins chaude qu’en Bolivie… Sur le retour il y a quelques arrêts pour photographier le paysage, lamas, et divers oiseaux mais rien d’extraordinaire.

DSC_0165

Voilà c’est la fin de cet article. Pour moi qui viens de Bolivie, le désert d’Atacama semble être du réchauffé. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas y aller! En effet il y a énormément de choses à voir et des tours à faire comme des lagunas, des ascensions de volcans, des randonnées à cheval… De plus Atacama est une petite ville bien sympathique. La valle de la luna reste le trucs à faire si tu ne connais pas ce genre de paysage, mais fais gaffe au vélo que tu loues! Quant à l’observation des étoiles c’est un moment magique à ne pas rater. A+ dans l’bus!

DSC_0038

 

Publicités

3 commentaires sur “Atacama: Les pieds dans le sable, la tête dans les étoiles.

  1. Ping : Mini road trip dans les quebradas – Mes yeux sur le monde

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :