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Potosí, c’est joli.

Voici un petit article sur la ville de Potosí. Pour tout dire je n’avais même pas l’intention de m’y rendre mais des petites péripéties m’y ont conduites. C’est parti pour une petite balade dans la ville du minerai d’argent.

Sucre l’inaccessible.

Je commence par le début… Je suis à Cochabamba, de retour de Torotoro, au terminal de bus pour prendre un ticket pour la ville de Sucre. Au premier guichet on me dit que c’est impossible d’y aller car la route est bloquée, mais au guichet juste à coté (une autre compagnie) ont me propose un billet, apparemment leur bus s’arrête avant le blocage, à quinze minutes de la ville. En fait il y a des manifestations et les routiers bloquent tout les accès à la ville.

Je trouve ça un peu bizarre mais j’achète tout de même le billet pour le soir même à 21h. L’heure venue, j’attends, j’attends, mais toujours pas de bus. Comme je m’en doutais il à été annulé, je me fais donc rembourser. Il est 22h et il maintenant tant de m’adapter et trouver une solution. Comme je suis borné, je veux absolument aller à Sucre! Ben ouai, quand tu ne peux pas avoir quelque chose, tu le veux absolument, et ça marche aussi avec les gens… Du coup si je ne peux pas aller à Sucre par la route, j’irai par les airs! Je décide alors de prendre un bus le soir même pour La Paz, et de là-bas prendre l’avion. Avec le recul ce n’est pas la solution la plus intelligente, j’aurais mieux fait de passer la nuit à Cochabamba et de prendre l’avion le lendemain depuis l’aéroport de la ville. Bref tant pis, je suis maintenant dans le bus de nuit en direction de La Paz.

J’arrive à la capitale à 6h du matin, je pars direct à l’aéroport. Une fois sur place je cherche un guichet où acheter un billet d’avion… mer** y’en a pas! Pas de bol. Plan B; je me pose dans un café de l’aéroport, demande le code wifi et achète mon billet sur le net pour l’après midi même à 14h30… Arrive l’heure du check-in, là je me rends compte qu’en fait on peut acheter un billet juste à coté… Quelle truffe, je ne l’avais pas vu! j’arrive au comptoir, et là; c’est le drame… Le vol est annulé, l’aéroport de Sucre est aussi bloqué.

«Et comment je me fais rembourser mon billet?»

«Il faut que vous alliez au Bureau au centre ville»

SU-PER… Je repars donc en ville, j’arrive au bureau et demande mon remboursement. La dame me dit qu’il faut que j’écrive une lettre et que je la donne à madame «Machin» au deuxième étage et advienne que pourra… Je lui réponds que c’est un peu compliqué. Elle me propose alors de changer mon billet pour une autre destination. Je lui dit ok… Et bien ce sera Potosí le plus tôt possible, car ça me rapproche de ma prochaine et dernière destination en Bolivie. Malheureusement le premier vol est pour dans deux jours, je vais donc passer deux nuits à La Paz.

Potosí

Me voilà à Potosí, la ville est construite au pied du « cerro rico » la montagne riche. En effet la montagne regorge d’argent. Enfin à présent beaucoup moins que lors de la découverte du gisement. Les mines sont aujourd’hui toujours en activités. Et sont devenues une attraction touristique, en effet visiter les mines c’est le truc à faire à Potosí. Et bien moi je ne l’ai pas fait. Déjà par ce que ça ne m’intéresse pas plus que ça et puis je trouve ça un peu « indécent ». En effet c’est un travail très dur et il n’est pas rare qu’il y ait des morts. Je ne me vois pas trop arpenter les tunnels avec mon reflex à plus de mille Euros et prendre des photos ou même poser des questions à ces pauvres mineurs qui en chient leur race bavent.

Donc je me suis juste contenté de visiter la ville et flâner dans les rues sans but particulier. C’est une ville agréable à l’architecture coloniale (un peu comme la plupart des grandes villes d’Amérique latine) les rues étroites du centre ville sont souvent surplombées par des balcons en bois.

J’aurais bien aimé visité le grand musée de « la maison de la monnaie » mais bien sûr c’était fermé…  Il y a deux grandes places collées l’une à l’autre celle du  6 août (jour de l’indépendance) et celle du 10 novembre (anniversaire de la ville). Ma foi très agréables aussi.

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Voilà pour ce mini article. Potosí n’est pas pour moi un passage obligé de la Bolivie mais je dois avouer que c’est une ville à laquelle j’ai trouvé un certain charme. Demain, je pars pour trois jours dans le désert de sel d’Uyuni et je finirai ma course au Chili. Hasta pronto!

 

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