Parc National Abel Tasman: Phoque off

Le parc National Abel Tasman c’est l’endroit Idéal pour faire du kayak de mer LE truc à ne pas manquer, à faire absolument si je m’en réfère à mon Lonely Planet. Plages paradisiaques, décors de rêve, Et surtout, en kayak tu peux aller voir des groupes de phoques non loin de la côte.

J’ai établi mon camp de base à Kaiteriteri un petit village, par ce que c’est à l’entrée du parc, il y a des loueurs de kayaks (deux) et puis je trouve le nom sympa! Non mais c’est vrai, je trouve que ça sonne vacances, palmiers, soleil et plage, un peu comme Bora-Bora personne ne sais ou c’est mais tout le monde en rêve. Bah d’ailleurs il y en a une splendide ici de plage. Je prévois de louer mon kayak le lendemain pour la Journée et le jour d’après rando sur la partie sentier. Le parc est bien organisé tu peux prendre des bateaux taxi qui t’emmènent toi et ton canoë sur une des plage pour faire une partie du parc plutôt qu’une autre, ou planifier un itinéraire alliant marche et kayak…

Le lendemain matin, 8h00. Je me dirige vers le stand de location. Aaah! Je m’y vois déjà: En toile de fond une plage de sable blanc, le soleil brille, pas un nuage dans le ciel . Moi, tel l’aventurier solitaire (Bob Morane est le roi de la Terre…) sur mon kayak avec mon superbe chapeau, pagaie à la main, ramant énergiquement sur les eaux turquoises à la rencontre d’une colonie de phoques qui sont, paraît t’il des animaux très joueurs! Tu vois le tableau ?… Le top !

Mais une fois sur place impossible d’avoir un kayak! Pourquoi? Par ce que je suis seul et que les kayaks sont à deux places! Quelle déception… Le loueur me propose de réserver un tour guidé. Ben oui, bien sûr… Un truc beaucoup plus cher, merci mais non merci. Je ne suis pas trop dans un jour ou j’ai envie de dépenser de l’argent, surtout pour un tour que je pourrais faire seul! Et puis là, je me sens un peu pris en otage, le couteau sous la gorge « ah tu veux voir les phoques? Ben il va falloir payer le prix fort! » Je déteste ça. Le moins cher pour voir des phoques en tour guidé c’est 125$ (73,5€) pour une demi journée. En soit ce n’est pas très chers. Mais moi je veux faire ça seul, je veux pouvoir prendre mon temps. Et puis je trouve ça injuste de ne pas pouvoir faire ce que je veux par ce que je suis seul, c’est quant même un comble… Du coup par pur esprit de contradiction je ne veux pas de tour guidé, c’est mon coté punk.

Bref, je change alors mes plans. Aujourd’hui ça sera randonnée sur la côte de Marahau à Anchorage 12km. Puis Cléopatre pool, et retour par le même chemin.Je me dis que je pourrais peu être louer un kayak à Anchorage…

La rando se déroule en forêt et donne successivement accès à différentes plages. Bon , maintenant je comment à avoir l’habitude de ces paysages, les îles paradisiaques, le bleu de l’océan, c’est très beau mais il n’y rien de vraiment nouveau.

DSC_0099

Je croise divers oiseaux dans la forêt que je m’applique à prendre à photo.

J’arrive à Anchorage c’est juste une plage, donc pas de location possible. J’avale vite fait un petit pique-nique et direction Cléopatre pool, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, vu le nom j’imagine que c’est un bassin… Une heure de marche supplémentaire pour rejoindre la destination et c’est une bonne surprise. En effet, c’est un bassin perdu au milieu de la forêt alimenté par une rivière.

DSC_0103

Le lieu est charmant, et invite à la baignade, je me jette donc à l’eau. Enfin façon de parler car elle est glacée, je mets bien dix minutes à y rentrer pour faire juste une petite longueur. Mais au moins je l’ai fait! Et puis c’est le retour, quatre heures de marche… Arrivé au camping je décide à contre cœur de finalement faire un tour guidé pour voir ces fameux phoques. Ce sera sans doute une super expérience et je ne le regretterai pas.

Le lendemain matin je me plante donc devant cahute d’un des deux loueurs pour réserver le tour que j’ai choisi. Le moins cher, celui à 125$. Et là…C’est le drame: « Ah t’es tout seul ? Désolé ce n’est pas possible il n’y a pas assez de monde… » KEUWAAA? Pourkeuwa?…Pourkeuwa?… Non mais c’est un consensus, c’est pas possible!! Le mec me propose de prendre mon numéro pour m’appeler si jamais il y a du changement. Ben oui, c’est ça je vais poiroter devant mon téléphone comme un amoureux transit, et si je suis ailleurs tout laisser tomber et rappliquer direct? Je dis non Monsieur! Je rentre au camping carrément blasé et excédé, et cherche sur le net des loueurs aux alentours qui louent à une seule personne. Mais il n’y a pas!!! Les mecs sont pas foutus d’avoir des kayaks monoplace. Heuuu… les gars il y’a un marché à prendre là peut être, non?! Je dois pas être le seul à faire cette demande quant même. Du coup pour cette journée j’irai voir split apple rock et ensuite glandouille. Split apple rock c’est un truc qu’on t’emmène voir en kayak tour guidé à 80$, c’est sur une plage isolée. Mais en fait tu peux y aller en voiture, suivi d’une petite marche d’un quart d’heure pour 0$! Et ça ne vaut pas plus, c’est juste un gros rocher cassé en deux. Je me suis toutefois bien amusé à faire des photos avec ma figurine!

Le parc national Abel Tasman n’a pas été pour moi une expérience extraordinaire et ne me laissera pas un souvenir fantastique, je n’ai pas fais de Kayak de mer et je n’ai pas vus de phoques et pourtant j’en avais bien envie. Et bien tant pis, je n’ai pas fait ce qui ai de l’avis général incontournable et je n’en suis pas mort. De plus après être passé par Bay of islands et le Coromandel, les plages paradisiaques du parc me paraissent être du réchauffé… Toutefois n’hésite pas à y aller pour faire ces fameuses sorties en kayaks mais n’y vas pas seul ! Voilà pour la conclusion de cette partie. Et oui, c’est la surprise, l’article continu vers de nouvelles aventures. Il faut innover de temps en temps !

 

Road trip

Je décide maintenant de me diriger vers Kaikoura, par ce que là bas aussi il y a des phoques, c’est devenu une obsession! Je veux voir des phoques. Mais après bien deux heures de route, je vois un panneau « Kaikoura  route fermé ». Pas de bol! Je cherche sur mon gps un autre itinéraire, mais il n’y en a pas. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de routes en Nouvelle Zélande… Et à moins de faire un détour de 300km, il n’y a pas d’alternatives. Je regarde vite fait sur le net, il y a écrit que la route devrait ré-ouvrir aujourd’hui. Je décide de continuer, peut être n’ont ils pas encore eu le temps de changer le panneau. Mais quelques kilomètres plus loin encore un panneau, puis un autre… Bon, il faut être raisonnable, si je continue, je vais consommer du carburant pour rien et perdre du temps. Je pense que l’univers lui même ne veut pas que je vois des phoques. Je change donc de plan, j’irai à kaikoura avant de quitter le pays si j’ai le temps, tant pis pour les phoques. Maintenant je vais aller vers les glaciers, ça me fait retourner en arrière mais c’est la seule route possible.

C’est parti pour un road trip plus long que prévu, que je pense de faire en deux fois. Sur la route il y a les Pancake rocks des formations rocheuse nommées ainsi car on dirait que ce sont des crêpes empilées les unes sur les autres. Oui, car si tu ne sais pas ce que sont des pancakes et bien dis toi que ce sont des sorte de petites crêpes très épaisses, je prévois de dormir dans le coin, puis de finir la route le lendemain.

J’arrive à Pancake rocks à vers vingt heure, super! Le soleil est en train de se coucher, ça me donne l’occasion de voir un coucher de soleil sur la mer Tasman. Encore une fois je râle de ne pas avoir mon trépied et mes filtres pour pouvoir essayer de faire de meilleures photos…

DSC_0126

Après avoir fait le tour du site, je retourne au van pour trouver un endroit ou dormir. Ce sera sur une aire de repos avec vue sur la mer. Le lendemain matin je retourne sur le site et m’offre pour l’occasion un petit déjeuner dans un café à base de… Pancakes bien entendu. Le petit dej’ est copieux, j’ai du mal à finir, au moins je n’aurais pas besoin de manger à midi.

DSC_0163

Je refais un tour pour prendre d’autres photos. Petite surprise, il y a des dauphins au loin!

DSC_0178

Je reprends ensuite la route direction les glaciers, mais juste avant je m’arrête à Okarito, un petit village de trente habitants paumé au bord de la mer, pour une ballade. Car sur mon guide il y a écrit « à ne pas manquer » et comme c’est sur ma route… Je prends mon petit sac à dos et c’est parti pour une longue marche sur la plage en bord d’une falaise verdoyante. Ici la plage est chaotique il y a des énormes rochers dispersés un peu partout et des morceaux de bois ramenés par les vagues et la marée.

DSC_0201

Ça fait un petit moment que je marche sur la plage, je suis censé trouver un chemin de randonnée qui monte sur la falaise, mais rien. Je commence à me dire que je me suis trompé de chemin, ou que j’ai raté l’entrée et je pense sérieusement à faire demi tour quand soudain… J’aperçois quelque chose… de loin je pensais que c’était un énième tronc d’arbre échouer sur la plage, mais non c’est… (suspense…) Un phoque! Oui, oui, oui, un put*** de phoque, là; sous mes yeux ébahies et un peu incrédules, je tombe par hasard sur la bestiole après laquelle j’ai couru pendant deux jours sans succès. Vite; je dégaine mon appareil, et me rapproche un peu à pas de loup. L’animal m’aperçoit à son tour et fait mine de retourner dans l’eau. Je stoppe alors mon avancée, il s’arrête aussi. Chacun garde ses distances et observe l’autre. Après avoir pris mes photos je continue ma route, en passant le plus loin possible de lui pour ne pas le déranger plus, mais me voyant bouger, il retourne dans l’eau et disparaît.

Motivé par cette rencontre fortuite, je décide de continuer ma route, peut être que plus loin sur la plage je rencontrerai carrément une colonie. Quelque minutes plus tard j’en vois un autre, c’est un petit cette fois. Malheureusement, il semble à l’agonie, il est vivant mais n’a pas l’air au mieux de sa forme, il n’a même pas la force de s’enfuir quand je me rapproche. J’ai de la peine en le voyant, on dirait qu’il pleure… Mais Je ne peux rien faire pour lui, c’est triste mais il va sûrement mourir sur cette plage. La nature doit suivre son cours… Désolé pour les photos un peu tristes…

Plus loin je trouve le chemin de randonnée qui me conduit sur un pont suspendu avec vue sur un lagon. Je retourne ensuite à la voiture en empruntant le chemin forestier de la falaise.

Voilà, cette fois c’est vraiment la fin de l’article. J’ai finalement vu des phoques, enfin, deux. Dont un plus très en forme, mais quant même… Encore un petit moment magique. Bon maintenant direction les glaciers !

Publicités

5 commentaires sur “Parc National Abel Tasman: Phoque off

  1. Oh, le pov phoque ! Tu t’es pas dit que ta destinée était peut-être de le trouver là et de le sauver ? Style trouver un association qui s’occupe des phoques échoués ?

    Aimé par 1 personne

  2. Ping : À bientôt la Nouvelle Zélande – Mes yeux sur le monde

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :