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Le lac Titicaca, les îles flottantes de Uros et isla Taquile.

Le lac Titicaca, tout le monde connait son nom qui fait rire quand on est gamin par ce que ça sonne comme « pipi caca » mais finalement on sait rarement où il se trouve. Et bien voilà, il se situe en Amérique du sud entre le Pérou et la Bolivie, c’est une frontière naturelle. Ces derniers jours je me suis donc lancé à la découverte du lac, de ses curiosités et de ses paysages.

Je suis à Puno, la ville QG pour explorer le coté Péruvien du lac Titicaca. Je vais commencer par un peu de culture: C’est le lac navigable le plus haut du monde, et oui! il se situe à 3800m d’altitude, (ça fait un moment que je ne suis pas descendu sous les 3000) C’est le plus grand lac d’Amérique du sud en volume d’eau et en longueur. Il a une profondeur maximale de presque 300m. Le commandant Cousteau lui même y a fait une expédition pour l’explorer! (Cocorico!!!!)

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Au loin, entre les montagnes et le lac siège Puno.
les îles flottante de Uros.

Uros, c’est une curiosité du lac Titicaca. Ce sont des îles flottantes artificielles, c’est comme une petite ville, ou plutôt comme un mini pays où chaque île serait une ville avec son propre nom. Ils ont même une Capitale! Une île se compose de quatre ou cinq maisonnettes, chacune appartenant à une famille. Bien entendu on s’y rend en bateau.

Le lieu est hyper touristique, et les bateaux sont nombreux, chacun s’arrête sur une île différente pour répartir les groupes de touristes, ou plutôt l’argent des touristes, équitablement sur chaque île. Il faut qu’au cours de l’année chacun ait sa part du gâteau. Arrivé sur l’île le programme est le même pour tout le monde: Un accueil très chaleureux, puis s’en suit une petite conférence informative sur le lac, les îles, et le mode de vie des habitants.

Les îles sont construites avec des gros morceaux de tourbe liés entre eux sur lesquelles repose ce que j’appellerais de la paille de roseaux séchés, ce qui permet de faire le sol. Une île a une durée de vie de 25 à 30 ans et tous les quinze jours les habitants rajoutent une couche de roseau sur le sol, car petit à petit le roseau pourri et l’île s’enfonce.

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Voilà la composition d’une île

Apparemment Uros serait antérieur à la civilisation Inca. Après ce petit cours très intéressant, l’auditoire est divisé en petits groupes de trois/ quatre personnes. Et chaque groupe est attribué à une maison que fait « visiter » un membre de la famille. Je mets des guillemets par ce que ce n’est pas vraiment une visite, c’est minuscule et il y a juste une pièce et un lit: « Voilà c’est là que je dors avec ma famille »… C’est un peu comme si je te faisais visiter une tente Queshua. En fait les maisonnettes sont surtout gavées de souvenirs, et tu te sens un peu obligé d’acheter un truc. Ben ouai, même moi j’ai acheter un petit rectangle en tissu, avec des motifs Incas et des poches, à suspendre au mur. Boum 30 soles (7,5€). Mais tu peux aussi poser des questions sur le mode de vie des habitants, les réponses sont surtout du type: « Ah oui la vie ici c’est dur… ».

Ensuite, c’est ballade en bateau traditionnel touristique sur le lac jusqu’à la Capitale. Mais ce n’est pas compris dans le prix. Bim 10 Soles (2,5€). Ce n’est pas obligatoire mais bon… tant qu’à y être. Les habitantes nous disent au revoir en chansons en plusieurs langues : En dialecte locale, en Queshua, en Espagnol, en Anglais… « Ah, il y a un Français à bord » leur dit on. Elles me chantent donc « Alouette, gentille alouette…  » dans un Français plus qu’approximatif dont j’ai du mal à comprendre les mots, mais c’est sympa quand même. Sur le bateau une Péruvienne me demande ce que signifient les paroles. Je lui répond que c’est l’histoire d’un oiseaux qu’on déplume… T’aurais dû voir sa tronche! C’était à mourir de rire.

« Ah! Ce n’est pas une chanson pour dire au revoir? » me dit elle.

 Heu, non. Bah bravo les gens, voilà comment on fait passer les Français pour des barbares.

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On arrive à la Capitale qui est en fait l’île restaurant. Ah! Ça tombe bien c’est l’heure de manger, et j’ai la dalle. Re-bim 17 soles (4,3€). Je commande une truite frit, le plat phare du coin, pour le coup c’est direct du producteur au consommateur le poisson provient de la « réserve » de l’île. Avant ça on me sert une soupe de poisson immangeable, pas par ce qu’elle n’est pas bonne, mais par ce qu’elle est gavée d’arêtes et contient trois têtes de poisson… – Bon appétit bien sûr – Après ce repas piscivore je fais tamponner mon passeport pour le fun, paf 1 Sole (0,3€). Puis c’est le retour à Puno.

Isla Taquile

Le lendemain matin je me lève aux aurores pour aller sur l’île de Taquile. Pas de bol! Il n’existe pas de bateaux directs, ils passent tous par Uros! Du coup j’ai attendu dans le bateau à peu près une heure et demi avec deux dames Péruviennes que les autres touristes aient fait leur tour. S’en suivent trois heures interminables de navigation sur le lac pour rejoindre isla Taquile.

J’ai une heure et demi avant que le bateau ne reparte, pour le prendre il faut que je traverse l’île car il attendra de l’autre coté. Isla Taquile est une petite île montagneuse tranquille avec peut être une centaine d’habitants, il n’y a pas de véhicules à moteur ici, c’est agréable de s’y promener et la vue est superbe.

En fait on se croirait un peu au bord de la méditerranée les pins en moins. Il y a aussi des moutons qui broutent paisiblement ici et là. C’est un petit bout de terre au milieu du lac Titicaca où le temps semble s’être arrêté. Après une petite marche j’arrive à l’heure pour prendre le bateau du retour et c’est reparti pour trois heures…

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Bien que très (trop) touristiques les islas flotantes de Uros sont vraiment une curiosités à ne pas rater, j’ai appris plein de trucs intéressants, et bien que l’on sente que le folklore est là pour le touriste, on se laisse prendre au jeu et c’est très sympa. Quand à l’isla Taquile, elle n’est pas indispensable, mais elle fait partie du  « pack » des départs matinaux. Alors autant en profiter et faire cette petite balade. Maintenant direction la Bolivie!

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