Venezuela: Le delta de l’Orénoque.

Jour 1

Nous voici moi et mes camarades, après cinq heures de route (youpi…) , sur la rive de l’Orénoque. Nous embarquons sur une grande pirogue à moteur pour une bonne heure de navigation en direction d’un petit village local situé à l’entrée de la mangrove. Ici le paysage est radicalement différent du Roraima. En ce lieu la pierre et inexistante, elle laisse place à un univers végétal et aquatique. Et les villages des communautés vivants ici sont tous construits sur pilotis.

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En route

Le soir après le repas, nous allons assister à la magnifique explosion de couleurs qu’est le coucher du soleil sur le fleuve. Puis nous rentrons nous coucher dans nos petites chambres sommaires. Devant ma porte un petit visiteur vient me souhaiter une bonne nuit…

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Magnifique non?
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Invité du soir, bonsoir
Jour 2

Le deuxième jour nous reprenons la pirogue à moteur pour rejoindre un camp au cœur de la mangrove. Il y a le strict minimum pour vivre: Un toit, une table, des bancs, des hamacs pour la nuit et… et c’est tout. Pas d’eau courante, la salle de bain c’est le fleuve. Pas d’électricité non plus bien entendu; on s’éclaire à la lampe frontale. Bref il n’y a rien du confort moderne que nous connaissons et c’est tant mieux, c’est ça l’aventure!

Un guide pisteur indigène nous rejoint et nous emmène au cœur de la forêt pour nous faire découvrir ses secrets, mais aussi pour nous parler de l’utilisation que font les habitants du delta des ressources que leur offre la nature. Tout ce dont ils ont besoin, la forêt et le fleuve leur donne: Le bois et les feuilles pour les habitations, la nourriture et même de quoi se soigner, c’est passionnant. La forêt est dense et il est difficile de progresser, nous avançons en file indienne derrière le guide qui nous taille un passage dans la végétation à l’aide d’un outil indispensable ici: Sa machette. Le sol est tellement boueux que nos bottes s’enfoncent dans le sol et ont tendance à rester plantées dans la boue.

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La forêt, un endroit incroyable mais peu accueillant…

Notre guide nous déniche aussi quelques petites bestioles bien sympathiques, enfin ça dépend du point de vu…

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Un scorpion noir
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Une migale
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Un gros scarabée

Ce qui est moins sympathique dans une forêt tropicale ce sont les moustiques! Ces immondes vampires miniatures sont légion ici. Et je ne te parle pas de notre petit moustique Européen ou même le moustique tigre qui y fait son apparition depuis quelques années. Non, là je te parle d’un énorme monstre insatiable, plus proche de l’avion de chasse que de l’insecte et armé d’une aiguille hypodermique à la place d’une trompe. Difficile de se protéger contre leurs attaques incessantes, car ils piquent même à travers les vêtements. Par chance comme pour le « puri-puri » je n’attire pas les bestioles plus que ça, de plus j’ai sur moi du répulsif bien chimique et des vêtements imprégnés qui ont l’air de bien fonctionner. Malgré quelques piqûres j’ai été relativement épargné contrairement à mes camarades qui ont été dévorés.

Suite à cette petite excursion dans la forêt nous partons à la pêche au piranha. Nul besoin de canne à pêche, un simple hameçon au bout d’un fil et un petit morceau de viande sont suffisants pour sortir de l’eau les poissons carnivores. La pêche s’avère fructueuse.

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C’est ça un piranha.

Le soir, nous dégustons le fruit de notre pêche, bon il n’y a pas grand chose à manger dans un piranha, alors le chef nous a préparé une petite surprise: Un vers de palmier. Un truc énorme, gros comme un pouce, exactement comme dans l’épreuve « dégustation » de Koh Lanta. Sauf que pour ce soir le gros asticot peu appétissant est cuit. »Alors, quel goût ça a? » me demandes tu. Et bien ce n’est pas mauvais, mais pas bon non plus, ça a comme un petit goût de noisette, mais niveau texture c’est proche du caoutchouc mais bon, il paraît que c’est plein de protéines.

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Les piranhas
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Bon appétit…Ou pas
Jour 3

Ce matin nous nous levons aux aurores pour assister au superbe lever de soleil sur le fleuve. En revenant nous croisons deux habitants du delta dans une pirogue, ou plutôt ce qu’il reste d’une pirogue rafistolée avec de la corde… Dans la région du moment que ça flotte, c’est bon!

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Plus insubmersible que le Titanic

Plus tard dans la matinée nous sommes de nouveau rejoint par notre guide pisteur. Cette fois nous allons explorer les méandres du delta.

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L’arrivée de notre guide avec ses enfants

Sur le bras principal du fleuve la vue est dégagée et par endroits il y a des des « champs » de plantes à feuilles vertes que je comparerais à des nénuphars. Mais dès que l’on s’écarte dans les bras adjacents, la mangrove devient un véritable labyrinthe végétal dont les murs sont faits de racines qui s’entrelacent pour former une forteresse impénétrable.

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La mangrove impénétrable

Nous croisons aussi quelques oiseaux.

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Un toucan
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Des oiseaux tisserand et leurs nids
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Des aigrettes rouges

Nous finissons la journée au camp et repartons le lendemain pour passer une journée sur une plage privée à Caracas (la capitale) pour prendre ensuite l’avion le lendemain direction la France.

Je termine cet article avec une petite touche d’humour Vénézuélien…

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« Ici, bières plus froide que le cœur de ton ex »

voilà c’est la fin de cette petite série d’articles sur le Venezuela. C’est un pays magnifique à découvrir, rien que la région des tepuys vaut le déplacement. Malheureusement la situation politique, social et économique du pays en fait un endroit dangereux pour le touriste. En voici un exemple parlant: Un soir nous avons mangé en ville dans une pizzeria, elle était à deux cent mètres à peine de l’hôtel mais on y est allé en 4X4 pour ne pas avoir à sortir dans la rue. De plus le restaurant a fermé la grille une fois que nous étions à l’intérieur pour éviter une agression… Bref tu peux visiter le Venezuela mais mieux vaut le faire dans le cadre d’une agence de voyage et surtout éviter les villes.  

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