Taxco: La petite ville charmante.

Je me suis rendu à la petite ville de Taxco pour visiter les grottes de Cacahuamilpa. Au départ, je n’avais pas vraiment l’intention d’écrire un article dessus. Mais j’ai trouvé que Taxco avait beaucoup de charme. Je ponds donc un petit article juste pour partager avec toi cette charmante découverte.

Mon séjour à Taxco commence par une petite mésaventure… Au moment de prendre le bus pour m’y rendre, je vérifie mon application de réservation pour voir ou se trouve mon hôtel dans la ville, et là… C’est le drame… Rien, que dalle, nada. C’est la tuile! Normalement l’application se met à jour toute seule sans intervention de ma part, mais là; ben non. Rien dans mes mails non plus, et oui, comme par hasard j’ai fait le ménage dans mon courrier électronique l’après midi même. Dans le terminal pas de wifi. Et le bus arrivera à destination après 22h, je ne pense pas trouver une connexion sur place. Je panique. Je me vois déjà dormir dehors tel un clodo dans mon duvet sur le trottoir avec des cartons en guise de matelas. Et tout d’un coup, j’ai une sorte de déclic. Le déclic du « J’en ai rien à branler » (pardon). Ben ouais; tant pis après tout, une fois sur place je prendrai un hôtel au pif pour la nuit. Il y aura le wifi, je mettrai à jour l’application, et le lendemain je me rendrai à l’hôtel prévu. Au pire je perds quoi?… Entre quinze et vingt Euros, c’est pas la mort…

Arrivée à destination je prends un taxi. Je lui demande de me conduire au zocalo. Si ça te dis quelque chose c’est normal, tu as déjà lu ce mot dans mon dernier article. Le zocalo il y en a un dans toute les villes, c’es la place centrale des villes. Je trouverai surement un hôtel là bas. Une fois sur la place le chauffeur me demande si j’ai un hôtel, je lui réponds que non et il me dis que si je veux, il peut m’en trouver un. Je lui réponds: « Si, pero uno barato » (oui mais un bon marché).

J’ouvre une paranthèse. Quand tu voyages dans ce genre de pays, il vaut mieux éviter de demander au taxi de te trouver un hôtel, ou d’en prendre un qu’ils te conseillent. Car tu peux tomber sur les pièges à touristes, genre cher mais tout pourri. Le chauffeur lui, il s’en fiche car il touche une commission pour chaque client.  Alors ce n’est pas une généralité mais c’est fréquent (en Inde notamment).

Bref j’arrive à l’hôtel en question 400$ (17€) pour la chambre. Bah ça va, c’est un prix bon marché pour une nuit. Une fois dans la chambre je me connecte, et voilà, j’ai enfin le nom et l’adresse de mon hôtel d’origine.

Le lendemain matin je me rends donc à l’Hôtel « las palomas ». J’explique la situation à la dame de la réception, enfin, pour simplifier je lui dis que j’ai raté mon bus. Malgré mon Espagnol un peu bancal on arrive à se comprendre. Elle me donne les clés de ma chambre. c’est un hôtel très sympathique et pas cher, les chambres sont sur une terrasse.

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L’après midi je me rends aux grottes de Cacahuamilpa en bus. Bon elle n’ont rien d’exceptionnelle si ce n’est leurs tailles. Ce sont les plus grandes du continent Américain. Les salles sont immenses. Ensuite c’est semblable à n’importe quelles autres grottes: Des stalactites, des stalagmites, des formations rocheuses et des blagues douteuses du guide sur les formes suggestives de tout ça. La visite guidée est obligatoire, une par heure. Super… ça fait des groupes d’au moins cent personnes. Autant de dire que je n’ai rien écouté j’ai préféré me tenir derrière la foule.

Le lendemain je pars en balade dans la ville. Taxco est une ville dont le tourisme repose sur le commerce de l’argent, il y a des bijouteries tous les cinq mètres. Mais en fait, ça fait très longtemps que les filons du coin sont épuisés tout l’argent qui est ici est en fait importé d’autres régions du Mexique. Bon, comme tu t’en doutes, le shopping et les bijoux, non merci.

Je me sens ici un peu comme en dehors du temps. La ville est un labyrinthe d’escaliers et de petites rues qui montent et qui descendent. Et les décoration des fêtes sont encore là. Tous les taxis de Taxco sont des veilles coccinelles blanches.

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Je prends un réel plaisir à me perdre entre ces mur blancs parsemés mots et d’enseignes peints de diverses couleurs qui annoncent une boutique, un hôtel, ou autres restaurants.

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Les rues du centre sont très animées, il y a des touristes, des locaux, des vendeurs de glace, de churros, de ballons. Mais l’atmosphère si particulière qui règne est un peu gâchée par les voitures: Les vieux pots d’échappements qui pétaradent, les moteurs qui hurlent par ce que ça monte sec et les gaz d’échappements qui m’empêchent parfois de respirer, le bilan carbone on s’en tape un peu ici…

Il y a aussi une très belle église.

Surplombant la ville, j’aperçois un Christ rédempteur, il y en a un peu partout en Amérique latine. J’entreprends alors une ascension pour le rejoindre et avoir une vue panoramique de la ville. Une bonne idée!

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Bien que la visite des grottes ne soit pas indispensable, passer une journée à Taxco peu s’avérer fort sympathique. Alors si tu as du temps n’hésite pas!

 

 

 

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Hola Mexico!

Après quatorze heures de vol me voilà Au Mexique, à Mexico, la capitale du pays plus exactement. C’est ici que commence mon aventure en Amérique latine et ma découverte de la culture précolombienne.

 

Le changement c’est maintenant.

Oui… ça pique un peu, cette formule que j’ai volé à nos politiques te rappelle sans doute de mauvais souvenir. Le Flambi c’est bon mais il ne faut pas en abuser. Quoi qu’il en soit la formule colle parfaitement à ce que je vis. Car je n’ai pas seulement changé de pays mais j’ai aussi changé d’hémisphère, et bien qu’il n’y ai que deux saisons: La sèche et la saisons des pluies (en ce moment c’est la sèche) ici la nuit tombe très vite, vers 18h, contre 22h en Nouvelle Zélande et l’air de rien, ça a une petite influence sur l’organisme. Ajoute à ça le décalage horaire et la fatigue du voyage et tu obtiens un Patoche qui fait une grosse nuit de treize heures! Il faut dire aussi que je n’ai pas trop dormi dans l’avions je me suis gavé de films. Tient au passage je te conseille Kingsman 2 (et le 1 aussi).

Comme à chaque fois que je change de pays, il faut que je réapprenne la valeur des choses: Est ce que c’est cher ou pas? Combien je dois avoir sur moi? Comme je suis bien parti, je vais t’expliquer comment je procède: Bon déjà, sache que l’équivalent en Euros je n’en ai rien à faire, je sais juste que ma monnaie de base est plus forte et ça me suffit.Je ne me prends pas la tête à faire des conversions sauf pour mes articles. Quand j’arrive à l’aéroport, je change les billets qu’il me reste du pays précédent et je retire dans un ATM une somme au pif. Mais ni trop grosse ni trop petite. J’obtiens ainsi une belle liasse de billets. Et pendant deux / trois jours j’observe à quelle vitesse elle s’évapore en vivant  normalement c’est à dire manger, dormir, visiter… Et je me fais des échelles de prix dans la vie quotidienne. Par exemple: Disons qu’une bouteille d’eau coûte 10$. Je veux acheter un sandwich, il coûte 20$ (dans l’hypothèse ou je ne me fait pas arnaquer), ok ça semble raisonnable c’est 10$ de plus que l’eau. Ça veut aussi dire que tout ce qui est petit casse dalle doit tourner autour de 20$ si c’est plus, je dois avoir mieux. Et ainsi je me fait plein de petits barèmes pour tout.

La langue aussi a changé, radicalement. Dans tous les pays que j’ai traversé on s’adressait à moi directement en Anglais. Ici c’est direct en Espagnol, même les locaux s’adressent à moi comme si j’étais du pays. C’est super étrange… Je dois t’avouer que je suis assez fier de moi, je ne m’en sort pas trop mal en Espagnol. Même si souvent ce sont des mots Anglais qui immergent en premier. J’ai bien fais de le bosser sur Babbel pendant six mois. Bon, ce n’est pas folichon hein; c’est le vocabulaire de base et des phrases simples. En tout cas je fais tout ce que je peux pour parler un maximum en Espagnol, car je vais en avoir besoin pour la suite. Quand aux guichet on me demande si je parle Anglais ou Espagnol, je réponds les deux (genre le mec trilingue qui se la pète), la conversation se poursuit donc en Espagnol.

Bref. Tout ça pour te dire que comme d’habitude, il m’a fallu deux jours pour me faire au changement de Pays. Surtout qu’en Nouvelle Zélande, avec mon petit van, j’avais ma zone de confort, mon petit chez moi, l’air de rien. Et là d’un coup plus rien, je porte à nouveau ma « maison » sur mon dos.

 

Bonne année !

Eh oui! je profite de cet article pour te souhaiter une bonne année 2018! Happy new year 2018! Feliz año 2018! Bah oui. Je te l’ai dis je suis trilingue! Que cette année t’apporte que du bon. Pour ma part je continue sur ma lancée. 2018, ça sera encore du voyage, encore de l’aventure, et toujours des articles dans lesquels je te raconte tout ça. Je prends de plus en plus de plaisir à écrire, peut être le ressens tu en me lisant… D’ailleurs je crois aussi que je m’améliore d’article en article non? Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, je ne sais pas trop combien en fait. D’un coté le blog m’indique 32 abonnés et de l’autre il m’en donne 120, plus les abonnés de la page Facebook. Qu’importe le chiffre exact en fait… Peut être souris tu en voyant ces petits nombres, mais dis toi que je suis parti de zéro… Alors merci!

Mon réveillon du nouvel an n’a pas été extraordinaire, j’avais lu sur le net qu’à Mexico pour l’occasion c’était la fête en ville. Musique, feu d’artifice et tutti quanti. Mais en fait non! Il n’y a rien eu du tout. C’était mort de chez mort. Pas un concert, pas un bar ouvert, et pas de feu d’artifice. Deux cent personnes à tout casser sur la place du Zocalo (la principale de la ville) et à minuit une…rien… Quelle déception! D’autres touristes comme moi étaient un peu abasourdis par le calme qui régnait.

C’est en fait le lendemain, le premiers Janvier, que les gens sortent dans la rue. Tout le monde joue avec des ballons colorés en forme de bougies. Ils les lancent en l’air et se sont des dizaines et des dizaines de symboles phalliques qui volent aux quatre vents sur la place de la constitutions.

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Mais surtout il y a des groupes de danseurs folkloriques aztèques qui dansent et exécutent des rituels. Le spectacle est juste fantastique. Je suis littéralement absorbé, émerveillé, par ces danseurs et danseuses en habits « indigènes » et aux corps peints pour certains. Mais ils sont surtout parés de magnifiques coiffes faites de grandes plumes colorées et ornées en leurs centres de cranes et têtes d’animaux. Elles sont tellement grandes que j’ai du mal à les faire rentrer dans le cadre des photos. Les danses tribales se font au rythme des percussions, les danseurs on à leurs chevilles des coquillages qui font offices de grelots et tout ça s’accorde parfaitement. C’est vraiment et dépaysant. je ne sais pas si c’est un « truc à touriste », mais je ne pense pas, ça semble tellement authentique. De plus c’est gratuit, il faut juste donner quelques Pesos pour la quête.

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Le rituel quant à lui ça ressemble à une sorte de bénédiction, ou plutôt une purification pour chasser les mauvais esprits. Je n’ai pas résisté à l’envie d’y passer! Alors comment ça se passe? Et bien ce qu’on va appeler le Sorcier me purifie en me soufflant dessus avec une coupe fumante, vu l’odeur je pense qu’à l’intérieur c’est de la résine qui se consume. II fait une prière puis tourne autour de moi et me frotte énergiquement avec une plante que je lui ai apporté le « Pirul ». Ensuite je frotte le pirul vigoureusement entre mes mains et le jette par terre. Enfin il me verse un liquide dans les mains que j’étale sur moi en commençant de la tête jusqu’au pieds. Pendant ce temps, le sorcier me tourne autour en soufflant dans une conque qui produit un son inimitable. Et voilà, me voici prêt pour la nouvelle année. C’est juste magique et immersif! ça restera un très bon souvenir. L’ironie du truc, c’est que ces rituels païens se déroulent juste à coté de la cathédrale!

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Mexico City

J’ai un peu visité la ville. Pratique, mon auberge est à deux pas du centre historique. Malheureusement, la place de la constitution est gâchée par une animation placée ici pour la période des fêtes.

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Bah tant pis… autour de cette place il y a la cathédrale métropolitaine. Elle a été construite par les Espagnoles sur les ruines de la cité aztèque Tenochilan… Et ouais… l’homme occidental qui détruit tout et efface l’autre culture… On peu en voir des vestiges grâce à des dalles de verre sur le parvis et derrière la cathédrale. Juste à coté, il y a le palais national, je n’ai pas pu le visiter car il était fermé.

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En cette fin d’année, le soir la place s’illumine.

Je suis allé faire un tour au musée national d’histoire, pas trop mal…. Mais aussi au génial et gigantesque musée national d’anthropologie qui une mine d’or de vestiges des civilisations précolombiennes issus des divers sites du pays. Il y a même un crâne de mammouth!

Comme à mon habitude je me suis aussi baladé dans les rues sans but, et bim! Surprise, je tombe sur une expo en pleine air et gratuite de sculptures surréalistes de Salvador Dali. La culture gratuite pour tous j’adore! Grace à mes petites connaissances mythologiques je ne suis pas peu fier de te dire que j’ai réussi à identifier deux sculptures: St George et Persée. Je te pose ici celles que j’ai préféré.

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Saint George et le Dragon
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Persée et Méduse

 

Quelques autres photos de la ville…

 

Teotihuacán

Située à quelques kilomètres de Mexico Teotihuacán est une ancienne cité Aztèque, mais c’est aussi mon premier pas dans le monde des civilisations précolombiennes. Mais c’est quoi au juste les civilisations précolombiennes? Et bien c’est tout simplement les peuplent qui vivaient sur le continent Sud Américain avant que Christophe Colomb n’y mettent les pieds.

Je m’y rends en bus. Via la gare routière du nord. C’est tellement facile! Je me souviens encore de mes déboires en Chine ou je ne comprenais absolument rien et quand j’étais paumé au milieu de la foule avec un ticket incompréhensible… Ici prendre mon ticket, faire comprendre ou je veux aller c’est tellement simple, comme si j’étais en France. Et c’est tant mieux, car une fois de plus, les indication de mon guide étaient faussent. Il n’y a rien à dire, comprendre la langue d’un pays c’est un plus non négligeable. Bref je prends mon bus et environs une heure plus tard me voici sur le site.

Ça commence fort avec le temple de Quetzalcoalt, le dieu serpent à plume. Ou plutôt ce qu’il en reste, mais après avoir atteint le somment de l’édifice, je lâche un un petit « whaa » devant ce morceau de façade sculpté de dizaine de têtes du dit dieu. J’imagine le monument gigantesque que ça devait être autrefois.

Je me dirige ensuite en direction des pyramides. Et oui il n’y a pas que les égyptiens qui construisait des pyramides ! Pour les rejoindre j’emprunte le calzada de los meurtos: la chaussée des mort. De part et d’autre, des vestiges de monuments me permettent d’observer que les pierres ne sont pas juste posées les unes sur les autres, elles sont solidaire entre elle grâce à un ciment et au milieu des joints il y a des petits cailloux. Est ce que c’est purement décoratif ou y’a t’il une fonction ? Je n’en sais rien, mais c’est joli.

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J’arrive à la pyramide du soleil, il y a du monde et il faut faire la queue pour monter au sommet. Mais ça vaut le coup, il y a une belle vu de la haut

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La deuxième pyramide, celle de la Lune, est plus petite. Sur son esplanade on se rend compte du parfait alignement entre elle et la chaussée des morts. Et c’est ici que la visite se termine.

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Ces premiers jours au Mexique me promettent un séjour riche en découvertes. Teotihuacán était juste une entrée en matière car des vestiges précolombiens il y en a beaucoup au Mexique et c’est ici qu’il y a le chichen itza une des merveilles du monde !

Carnet pratique

Teotihuacán : Métro ligne 5 pour rejoindre la station autobuses del norte, la gare routière est juste en face. Le ticket s’achète au guichet de la compagnie Teotihuacán à gauche en entrant 100$ aller retour. Le terminus est à l’entrée N°2 du site. Pour commencer par le début vas à l’entrée n°1 elle est à peine à 1km à droite. Pour le retour le bus passe par l’entrée n°1.

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À bientôt la Nouvelle Zélande

Mon séjour en Nouvelle Zélande touche à sa fin, le moment est donc venu de te faire un bilan de mon expérience et de te donner quelques conseils et astuces qui te seront utiles (ou pas) si tu veux suivre mes traces dans ce magnifique pays.

 

Noël

Tu te demandes peut être ce que j’ai fait pour le réveillon de noël. Et bien pas grand chose. J’étais à Queenstown dans un camping. J’ai mangé un peu de saumon, des pâtes et un steak (330g quant même…) un peu de gâteau au chocolat, et un père noël en chocolat. Comme cadeau je me suis offert un vol en parapente, c’était super! Dans le camping certains avaient décorés leurs vans avec des guirlandes, et la famille Allemande à coté de moi avait même un petit sapin, d’autres comme moi, avaient des bonnets de noël divers et varier. Petite anecdote sympa: Une maman chinoise à fait, avec ces enfants, la tournée des vans Européens… Heuuu… Ok, je viens de me rendre compte que ce que j’ai écris peut prêter à confusion… En fait ils nous ont offert des cerises en nous disant « cherry Chritsmas! » (ai-je vraiment besoin de t’expliquer le jeu de mot?) Sympa non? Et oui, il y a des cerises en décembre, mais souviens toi, ici c’est l’été!

Et le 25 j’ai fait une petite session Skype avec ma famille qui n’avait pas vu ma tronche depuis mon départ. Pour eux c’était le soir du réveillon, c’était une petite surprise que j’avais mis en place avec ma sœur.

A ce Propos, un peu à la bourre, mais mieux vaut tard que jamais. Je te souhaite un joyeux noël, à toi lecteur(trice) assidu(e) ou occasionnel(le).

Au revoir Labyrinth

Aujourd’hui j’ai rendu le van… Et ce n’est pas sans un sentiment de tristesse et de nostalgie que je l’ai fait. J’étais envieux de ceux qui venaient récupérer le leur, cela même qui ne sont qu’au début de leurs aventures dans le pays, alors que pour moi c’est la fin. Aaah; on en a fait des kilomètres moi et mon p’tit Laby en un peu plus d’un mois. Il m’a emmené partout où je le voulais, avalant fièrement les routes tortueuse de Nouvelle Zélande même si quelques fois il tirait un peu la langue face aux dénivelés de montagnes. Avec lui à mes cotés c’était la totale liberté, aller et venir ou et quand je le voulais, fuir le mauvais temps et l’ennuis en direction du soleil et de la nouveauté. Je pense que je n’oublierai pas de si tôt sa plaque d’immatriculation « HPU 888 », il faut dire que c’est assez facile a retenir pour moi, car HPU me fait penser aux HSPU du Crossfit (Hand Stand Push Up) un de mes mouvement préféré.  Bref ce n’était pas dans l’indifférence que je l’ai laissé, là, sur le parking, attendant que d’autres voyageurs ai besoin de lui… C’est un peu comme dans cet épisode de « Madame est servie » quand Tony n’arrive pas à vendre son vieux fourgon car il y est trop attaché, mais finalement il le laisse à un jeune qui en a bien besoin… Ouais t’as vu? Ça c’est de la grosse référence!… Quoi?… Tu ne connais pas Madame est servie!? Mais non de dieu t’es naît en quelle année?!

 

La Nouvelle Zélande c’est comment?

Et bien c’est super. Quoi dire de plus? C’est beau. La Nouvelle Zélande réunie toute sorte de paysages merveilleux: Plages, montagnes, lacs, forêts, glaciers, plaines, collines, fjords. Et la nature prend tout ça et en fait des compositions magnifiques. Tu verras aussi plein d’animaux, des oiseaux surtout. Certains s’approchent très prés, surtout quand tu manges dehors, espérant récupérer quelque chose à grignoter. Tu en verras se poser sur la table à quelques centimètres de toi. Comme les phoques, on dirait qu’ils n’ont pas peur de l’humain, mais ils restent méfiants.

L’île sud est plus belle, plus sauvage que l’île nord. C’est au sud que tu verras les plus beaux paysages, en tout cas sur la route. Pourtant j’ai préféré l’île nord. Pourquoi? Et bien ça ne tient pas à grand chose. Déjà je venais d’Inde du coup le changement d’atmosphère à était très agréable. Je me suis aussi plus amusé, j’ai fait de la tyrolienne, du saut à l’élastique, du voilier, du surf des sables… Et je n’avais jamais vu de plages tel que j’en ai vu là bas. Et oui la nouveauté c’est important pour moi, je suis quelqu’un qui se lasse vite. Et surtout, sur l’île sud j’ai eu beaucoup de mauvais temps.

Les seuls regrets que j’ai sont en fait liés à la pluie et au mauvais temps. A cause de la pluie je n’ai pas pu profiter pleinement des paysages de la Tongariro Alpin Crossing, du Mont Cook, des glaciers ou encore de Milford sound. Pour les glaciers, il y a aussi le fait que le prix de la marche sur la glace était trop élevé à mon goût. Ah, et il y a aussi l’échec de la location de kayak du parc Abel Tasman. Mais bon, tant pis la météo fait partie du jeu il faut accepter ces aléas.

Ce qu’il y a de super en Nouvelle Zélande c’est que tu peux faire plein de trucs vraiment cool! Saut à l’élastique, chute libre, kayak, rafting, canyoning, VTT de descente, nage avec les dauphins, aller voir des baleines au large… Bref plein choses qui laissent des souvenirs fantastiques, mais pour faire tout ça il faut avoir un portefeuille bien rempli! Vraiment bien rempli… Sans ça, comme moi, la larme à l’œil, tu seras condamné à choisir seulement une ou deux activités…

A part aux caisses des supermarchés et aux divers comptoirs et guichets, je n’ai pas trop côtoyé les Néo Zélandais. Mais ils ont l’air d’être des gens très décontractés, un peu comme ces personnes qui sont en vacances toute l’année. Surtout dans l’île nord en fait. On m’a souvent saluer avec un « Hey dude », « hi guy » (salut mec). Aux caisses on te demande toujours si ça va, genre « Bonjour, comment ça va aujourd’hui? ». Bon, c’est juste une formule de politesse, la caissière elle s’en tape de tes états d’âme, autant que tes collègues de boulo quand ils te posent la question le matin. Et généralement les gens ne répondent pas, ou juste un « bonjour ». Mais moi je ne peux pas m’empêcher de répondre un: « Bien et vous? » Ça les surprend toujours un peu…

Le guide malin du campeur vanneur. (le campeur qui fait des blague)

Voici donc quelques conseils et astuces si toi aussi tu loues un van ou camping car.

  • Quand tu loues ton van on te renseigne sur sa consommation… N’en tiens pas compte! On te ment!!! Enfin,disons que cette indication est valable pour un véhicule neuf roulant sur du plat. Alors à part si tu as le cul bordé de nouilles, tu ne seras pas la première personne à utiliser ton van. Et surtout, le plat il n’y en a pas beaucoup en Nouvelle Zélande. C’est en pleurant à chaudes larmes, voyant ta jauge descendre aussi vite que tu montes, que tu franchiras les cols et autres routes de falaises.
  • La route est belle dans ce pays, mais elle est longue et surtout dangereuse! Il n’y a pratiquement pas d’autoroutes, juste aux abords des grandes villes. Le reste ce sont des routes entre nos nationales et nos départementales. Elles sont tortueuses et te demanderons beaucoup de concentration, soit prudent. Si tu veux admirer le paysage arrête toi. Sinon tu finiras au choix: Dans un mur, dans la flotte, dans un fossé, dans un ravin, dans un arbre ou encore contre le pare-chocs d’un camion.
  • Tu peux dormir partout ou ce n’est pas interdit (et les propriétés privé bien entendu). Si tu n’as pas de toilettes dans ton van (Non self-contained), j’ai trouvé une astuce super. Sur google map tu peux trouver les toilettes publiques. Il sont généralement à proximité de parcs, accès à un lieu touristique, ou aires de repos, donc à coté d’un parking, si il n’y a pas de panneau qui l’interdit, et bien passe la nuit à coté! j’ai fait ça plusieurs fois et jamais la police n’est venue me réveiller en pleine nuit pour me faire bouger. Bon il n’y a pas de douche, ben tu la prendras un autre jour, non c’est pas cra-cra!
  • Il y a toute sorte de campings en Nouvelle Zélande. Niveau tarifs ça va de gratuit à 30$ (18€) par nuit et par personne.
    • Les gratuits et peu chers 13$ sont des campings en pleine nature, mais il y a toujours des toilettes (sèche) et de l’eau. Quelque fois des douches froides. Ce sont des campings ou tu t’enregistres seul. Et n’oublie pas de le faire car un Ranger (ouais comme Chuck Norris) passe pour contrôler, alors si tu ne veux pas être réveillé à 6h00 du mat’…
    • Pour les autres, ce sont des campings énormes avec tout le confort moderne. Il y a même des cuisines géantes; toujours.  Des fois avec ustensiles et couverts que tu peux utiliser à volonté. Mais elle sont prisent d’assaut à l’heure des repas, on se croirait dans Top chef sauf que tout le monde cuisine la même chose: Jambon coquillette. Certains on des douches à jetons et il y a généralement une laverie. Attention, les plus chers ne sont pas forcément les mieux équipés et les plus agréables. Pour t’aider utilise l’application « Camping NZ« 
    • L’arnaque du wifi: « Free wifi » c’est l’argument de vente… Ne te laisse pas avoir dans la plupart des cas on te donne un « voucher » d’un nombre de Data ridicule à utiliser, pour exemple une fois on m’en a donné un de 100 Méga, oui!!! 100 Méga… Attends, tu fais quoi sans déconner avec 100 Méga? Tu ne peux même pas regarder une vidéo sur Youtube! En plus il arrive que la connexion ne soit pas terrible. Bref bien souvent tu serras obligé de payer pour avoir plus…
  • Je te conseille vivement d’acheter une carte sim prépayée pour ton smarphone tu pourras justement utiliser l’application citée plus haut.
  • Pour faire tes courses voici différents magasins, ils sont faciles à trouver, ils sont généralement le long de la route principale qui traverse les villes. Les centres commerciaux sont comme chez nous, tous les magasins sont groupés dans une même zone.
    • Pour l’alimentaire: Pak’n save, Countdown, New world et 4 square (petit supermarché)
    • Si tu as besoin de trucs électroniques: Noel leeming
    • Un peu de tout de l’alimentaire aux dvd en passant par les vêtements: The Warehouse 
    • Matériel de rando / outdoor: Kathmandu, Bivouac.
  • Pas la peine d’acheter du papier toilette! Il y en a toujours dans tous les toilettes même perdu en pleine montagne. J’ai acheté quatre rouleaux, je n’en ai pas eu besoin une seule fois. De plus les toilettes publiques sont toujours très propres.
  • Fait tes courses pour payer ton carburant moins chers! En effet les chaînes de magasins Pak’n save (discount) et new world te donnent pour chaque passage en caisse une réduction de six centimes par litres dans la station indiqué! c’est pas top ça? Pourquoi on ne fait pas ça en France?

Bon voilà, pour conclure je dirais que la Nouvelle Zélande c’est génial et vraiment; je n’ai pas envie de partir. Il faut dire que la vie est tellement facile quand on a aucune contrainte… Le road trip est sans doute le meilleur moyen de découvrir ce fantastique pays. J’aurai aimé faire ça avec mes amis on se serait bien éclaté. Mais ce n’est que partie remise les copains et les copines car il parait qu’on peu faire ça en Australie aussi! La Nouvelle Zélande est le premier pays que je visite où je me suis dit « tiens je vivrais bien ici… » Je voudrais rester mais ailleurs, sur un autre continents, d’autres aventures m’attendent, J’ai encore beaucoup de choses à faire je ne peux pas m’arrêter là. Et j’ai encore trois merveilles du monde à voir et de nombreux paysages éblouissants à découvrir. Qui sait, peut être ce sera encore mieux ailleurs? Alors Je te dis à bientôt Nouvelle Zélande, un jour, peut être, je reviendrai. En attendant direction le Mexique! 

 

Milford sound

Un fjord ou fiord suivant la nouvelle orthographe de 1990 (/fjɔʁd/) est une vallée unique érodée par un glacier avançant de la montagne à la mer qui a été envahie par la mer depuis la retraite de la glace. L’aspect typique d’un fjord est celui d’un bras de mer étroit, plus ou moins ramifié, aux côtés très escarpés, à la bathymétrie élevée et qui s’avance dans les terres sur plusieurs kilomètres et parfois jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres. Voilà… pour le coup je ne me suis pas foulé pour cette intro, j’ai tout simplement fais un copier/coller de la page Wikipédia. Rassure toi, je ne comprends pas non plus le mot « bathymétrie ». Fais donc comme moi; une autre recherche… Et tu pourras briller dans les dîners de famille de cette fin d’année. Mais bon courage pour placer le mot dans une conversation…

Je suis sur la route en direction de Milford Sound. Le fiord de Nouvelle Zélande le plus connu, le plus touristique et surtout le plus accessible. Dans cette région aussi la route et magnifique, en plus le temps est radieux, c’est un régal de conduire dans ce pays. Je m’arrête de temps en temps sur le bord de la route pour prendre des photos de ces sublimes panoramas.

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Puis j’arrive à destination et c’est booooooo!

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Il y a même une balançoire devant le Fiord et je ne me gène pas pour l’utiliser, devant le regard amusé et un peu moqueur des autres touristes sur place. Ah les idiots… Si ils savaient comme c’est extraordinaire de faire de la balançoire dans ce genre de cadre, ça transporte ailleurs, ça a quelque chose d’extraordinaire, de fantastique et surréaliste. C’est aussi régressif, tu te sens comme un gamin. Tu devrais essayer ça; laisser s’exprimer l’enfant qui dort en toi, celui que tu étais avant quand rien n’avait d’importance…

[…C’est au p’tiot que j’cause
Qui est en toi à qui j’cause
Dans ton for intérieur
Y a un enfant qui pleure
Toi tu t’sens plus, lui y se sent mal
Tu l’a séquestré, bâillonné, ligoté
Tu r’connais le p’tit gars qu’est en toi
Le p’tiot la p’tiote
Qui chiale dans l’fond c’est toi
Tu préfères te cacher
Faire le steak haché
Sous vide
T’as du mal à respirer
C’est toi là-haut ?
Dans la cour des grands
Tu fais semblant
Le coq, le fanfaron, la putain
Qui tourne en rond
Tu crois gérer
Mais t’es mal digéré
Il est où le p’tiot qu’t’étais?
Il est mort le p’tiot qu’t’étais?…]

Stupeflip – Supeflip vite

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Bref je m’égare… Comme d’hab’ j’y suis allé un peu à l’arrache sans trop savoir ou j’allais. En fait Milford sound c’est juste le fiord, un lieu dit, il n’y a pas de ville là bas et finalement pas grand chose à faire à part une croisière et admirer le paysage. La ville la plus proche c’est Te Anau , à deux heures de route de là. Alors tu vas me dire: « Ben couillon, tu devrais un peu plus te renseigner avant de faire les trucs« . Et moi je te réponds que tu devrais essayer ça aussi, « ma technique », c’est tellement plus marrant d’avoir la surprise et d’improviser!

Je vais donc faire une de ces fameuses croisière, ce n’est pas trop chers 65$ (38€) pour deux heures, mais ça sera pour demain car là, il est un peu tard. Je passe la nuit au camping le plus proche.

Sept heure du matin. Eh mer** il pleut épais, dehors c’est la piscine! Je pleure. C’est pas possible, je n’ai vraiment pas de chance! Pour la croisière c’est mort, certes ce n’est pas chers, mais payer pour rester à l’intérieur du bateau et y voir que dalle je dis non. Je prends mon petit déjeuner et ma douche, ça ne semble pas se calmer. Bon, et bien bye bye le fiord. Je reprends la route avec un petit goût amer de quête inachevée. Plusieurs kilomètres plus tard il ne pleut plus. Je m’arrête alors pour faire une petite balade en forêt qui rejoint un lac. Il y en a plein des ballades à faire dans le coin, mais les autres sont derrières moi, là ou il pleut…

La promenade terminer je reprends ma route et m’arrête encore une fois quelques kilomètres plus loin pour voir le mirror lake. Mais il ne reflète pas grand chose tellement le ciel est nuageux mais il ne pleut plus, c’est déjà ça…. Comme la pluie a cessée et alors que j’ai déjà parcouru au moins une soixantaine de kilomètres, dans un élan de folie, je décide de retourner en arrière pour faire d’autres ballades. Sur la route je croise deux jeunes auto-stoppeurs. Ils ont des sacs énormes, le temps n’est pas terrible… Allez, je les prends!

« Vous allez où? »

« Milford sound »

Ben oui je suis bête, c’est la seule destination de cette route… Bon la promenade ça attendra. J’ai maintenant une mission: conduire ces deux backpakers à leur destination qui est en fait mon point de départ! Ça te parait dingue? Peu être… Mais depuis le premier jour où je suis parti, j’aide les gens, je rends service, je fais de bonnes actions. Et au fond c’est peut être bien pour ça qu’il ne m’arrive rien de fâcheux, que je trouve toujours de l’aide… Par ce que j’ai un bon « karma ». Fait des trucs biens et il ne t’arrivera que des bonnes choses, c’est peut être vrai… Et puis ça fait du bien d’aider les gens sans rien attendre en retour.

De retour à Milford il ne pleut plus, et le soleil commence à percer timidement. Bah puisque je suis là… Et bien autant autant la faire cette croisière. Et malgré les nuages je ne le regrette pas. Un fiord c’est grandiose. c’est comme des gorges ou un canyon géant. C’est un fleuve encadré par d’immenses falaises, en plus avec cette pluie il a des chutes d’eau de tous les cotés, les montagnes débordent comme un vase trop plein! Le bateau se rapproche très près des chutes jusqu’à tremper les passagers et je pense que le capitaine prend un malin plaisir à le faire.

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De retour sur le continent, je repars et passe la nuit dans un camping en pleine nature. Le lendemain le soleil est s’impose face aux nuages. En me dirigeant vers ma prochaine destination, je fais une nouvelle halte au mirror lake qui cette fois fait honneur à son nom.

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Et voilà, cet article signe la fin de ma tournée touristique en Nouvelle Zélande, j’ai maintenant vu tout ce que je voulais voir. Je m’envole le trente décembre pour le Mexique. En attendant c’est free style… Mouais… en fait c’est toujours free style avec moi, ça ne change pas.

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Mange tes kilomètres!

Dans cet article il y a au moins mille kilomètres parcourus, des déceptions, des bonnes surprises, des animaux, de la glace, des montagnes et des lacs. Mais surtout des superbe photos! Enfin là je ne suis pas objectif c’est à toi de juger…

Les glaciers

Franz Joseph. Non, Ce n’est pas le nom de mon nouveau pote Allemand. C’est un glacier et une mini ville qui y donne accès. Je me rends au dit glacier à pied via un sentier qui suit la route puis passe par la forêt, et qui débouche finalement sur le parking. C’est à peine à cinq kilomètres de la ville, ça évite de prendre la voiture et ça fait faire une petite balade dans un cadre fort sympathique.

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Le temps est nuageux mais ça va, il ne pleut pas. Ensuite du parking j’emprunte le chemin qui mène au glacier. Ce sentier entre deux montagne se trouve à l’endroit où était le glacier autrefois. Il recule d’année en année, un panneau témoigne de sont recul, c’est impressionnant à quel vitesse il fond! Il fond; ben… comme neige au soleil.

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Il apparaît au fur et à mesure que j’avance ça à l’air énorme. Puis le chemin se termine. C’est la déception. Il est loinnnnnnn le glacier, très loin. Je pensais pouvoir toucher la glace, la fouler de mes chaussure de rando qui n’attendaient que ça après avoir parcourues des kilomètres de plages dans le sable. Mais non. En fait vu d’ici c’est juste un gros névé comme j’en ai déjà vu en montagne, je ne suis pas vraiment impressionné… Pour raison de sécurité je ne peux pas aller plus loin. Pourtant ce n’est pas l’envie qui m’en manque, franchir ces maudites barrières et aller à la rencontre de la glace, ça me prendrai trente minutes à tout péter… Mais bon, il faut respecter les règles du jeu. Un glacier c’est vivant, ça bouge tout le temps, c’est dangereux. D’ailleurs des panneaux relatent des faits divers ou des personnes sont mortes, tuées par le glacier dans des accidents.

Bref, déçu, je décide d’aller voir l’autre glacier à une quarantaine de kilomètres d’ici le Fox glacier. Plus petit, mais d’après mon guide, plus proche. De retourne au camping je saute donc derrière le volant de mon petit Laby et direction le Fox.

Arrivé au Parking il pleut beaucoup. En attendant que ça passe, j’opte pour le repos, je fait une petite sieste. Pratique d’avoir son lit dans sa voiture. Je me réveille une heure plus tard, il ne pleut plus, mais le temps n’est pas terrible, ça reste très nuageux. Bon, c’est parti, je me lance sur le sentier, le décors et semblable à Franz Joseph. Le chemin est court en vingt minutes j’arrive au bout. En effet le glacier est plus petit, par contre il n’est pas vraiment plus proche, pire, avec le temps nuageux je ne vois pas grand chose. Quelques photos et je rentre assez insatisfait.

Et bien… les glaciers ne me laisserons pas un souvenir exceptionnel. Il existe bien un moyen de marcher sur les glaciers, c’est de faire un tour guidé mais c’est hors de prix car on te dépose la haut en hélicoptère ! Alors ça doit être super sympa mais ça coûte minimum 350$ (207€) et moi j’ai encore besoin de mes organes, je ne peux pas les vendre. Donc tant pis, la marche sur la glace je ferai ça ailleurs.

Aoraki/ Mount cook

Suite à cette déception, je pars vers ma nouvelle destination : Aoraki /Mount Cook. Alors le Mt Cook il est juste à coté des glaciers, en quelque sorte c’est le même massif montagneux. Mais pour y aller en voiture il faut faire touuuuuuut le tour, il faut redescendre, et remonter de l’autre coté. Il faut passer par le point D pour aller de A vers B, il faut faire un triangle au lieu d’une ligne droite. Bref; 450 km pour demander au voisin si il a du sucre! Mais ce sont 450 kilomètres de rêve!! La route est tout simplement magnifique, des montagnes, des collines et surtout des lacs d’un bleue incroyable. C’est un festival de cartes postale. Je m’arrête souvent sur le bord de la route pour prendre des photos. C’est franchement difficile de trouver les mots pour dire à quel point c’est beau je me suis déchiré l’iris et explosé la rétine. Je te pose ici mes meilleures photos, mais comparé à ce que je vois en vrai, ce n’est rien.

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Photo prise au smart phone, il sature pas mal les couleurs…

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Malgré tous mes arrêts j’arrive quant même à destination. Je gare Laby dans le seul camping du coin, un endroit de rêve au milieu des montagne qui est aussi le rendez vous de tous les campeurs/vaneurs/ randonneurs du coin. Demain je me prévois deux petites randonnées.

Le lendemain matin il fait un temps over pourri! Pendant la nuit un vent de malade a secoué ma chambre à coucher mobile comme un navire dans la tempête. En plus du vent il pleut dehors, je vois une jeune femme qui fait la vaisselle en doudoune et capuche, un peu surréaliste comme scène. Pour les randos c’est mort, et ici il n’y a rien d’autre à faire, pas de Wifi pas d’électricité, je ne me vois pas passer la journée dans le van en espérant que le temps s’améliore ou soit meilleur le lendemain, ça me saoule… Encore une fois je suis déçu…Depuis que j’ai débuté ce voyage, le temps qu’il fait à un impact direct et immédiat sur moi, donc là, ce n’est pas vraiment la joie et l’allégresse… Je choisis alors la solution qui me paraît la plus adéquate: La fuite salvatrice! Vite, je démarre le spaceship « pleine puissance monsieur Sulu!! » Je fourre un CD de Airbourne dans l’autoradio, et me casse de là avec pertes et fracas sous une pluie qui est maintenant torrentielle. Cap sur des latitudes, je l’espère plus clémentes, vers une destination que j’ai choisis un peu au pif… Sur la route la pluie se calme je prends encore quelques photos.

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Je me dirige donc vers… heuuu… attend deux minutes… ah oui voilà, Dunedin. Une ville d’influence Irlandaise apparemment. Bon la ville moi je m’en fiche, mais à coté il y a la péninsule d’Otago. On peut y voir des albatros, des pingouins et des Lions de mer et des phoques! (et oui encore).

Moeraki boulders

Sur la route le passe un panneau « Moeraki Boulders » tiens donc, ça me dit quelque chose… Ah mais oui c’est cette plage avec des rochers ronds! Je n’avais pas prévu d’y aller mais comme c’est sur la route… Je fais alors demi tour et me rends sur cette fameuse plage.

Et quelle bonne décision! Je suis interloqué, surpris, étonné par ce que je vois. C’est rochers ronds, c’est tellement étrange. On dirai des œuf !!! Des œufs géants d’extraterrestres ou de monstres, surtout que c’est creux à l’intérieur. Une des boule est ouverte on dirait que quelque chose est sorti de l’intérieur, d’autres sont brisées comme des coquilles. Je fais même la réflexion à une personne qui est là, et elle est d’accord avec moi, ça ressemble vraiment des œufs! Tu connais le film  « Cocoon » ben c’est ça!

Ma théorie est simple, ce sont des œufs de créatures marines terriennes ou pas… Bien sûr j’ai cherché une explication scientifique à ces « choses » et je l’ai trouvé. Mais c’est tellement plus cool de rêver à des trucs dingues. Non ?

Péninsule d’Otago

Je repars ensuite direction la péninsule d’Otago, avec des images de science fiction plein la tête. Je vais jusqu’au bout de la péninsule au Royal Albatros Centre. Comme son nom l’indique il y a des albatros mais aussi des phoques et des pingouins. C’est tout en haut d’une falaise et le vent y est terrible ! Ici les mouettes ne volent pas, elles planent, elles flottent au vent tel des cerf-volant et au sol elles marchent en crabe la tête baissée face au vent comme des coureur cyclistes. C’est très drôle à voir elles volent pratiquement en faisant du sur place, tu peux prendre de bonnes photos de l’oiseau en vol!

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Pour les phoques, ils sont sur les rochers tout en bas de la falaises donc très loin ; aucun intérêt… Les albatros tu peux les voir de loin, si tu veux te rapprocher il faut passer par le centre et c’est payant, pas trop chers mais je n’ai pas envie de payer… Et les pingouins, c’est la même chose, ils arrivent le soir et c’est payant pour accéder à la plage. Ben moi je ne veux pas payer pour voir des animaux sauvages. En face, de l’autre coté du bras de mer je vois une plage, et une longue jetée. Je me dis que si les animaux sont de ce coté ils sont aussi de l’autre. Je veux aller là bas! Je consulte donc ma carte du pays : Pour aller là bas il faut que je me dirige vers Aramoana.

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Je vais là bas

Soixante kilomètres plus tard j’y suis. Je gare la voiture, un petit coup d’œil sur la plage, rien. Je décide alors d’aller au bout de la jetée, Un panneau interdit l’accès mais ça n’a pas l’air bien dangereux, c’est plutôt pour les voitures que pour les piétons. Ici aussi les mouettes jouent avec le vent, il y en a partout, je vois même un albatros, mais mes photos sont trop mauvaises pour être montrées. J’arrive au bout de la jetée il y a une jeune femme, et des phoques! Plein de phoques! Youpiii!! Ils sont là tranquilles étalés sur les rochers. Je suis super content! Je peux les voir de très prés, enfin. Il y en a même un qui semble prendre la pose pour me faire plaisir.

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La jeune femme me demande si je n’ai pas de quoi recharger son portable car elle n’a plus de batterie et ne peut pas prendre de photos. Elle à l’air désemparé… Alors je lui propose de prendre des photos et de les lui envoyer par mail. Elle est ravie, nous faisons un peu connaissance. Elle s’appelle Alice, vient de Hong-Kong et vit au Etat unis.Après un shooting nous revenons ensemble au début de la jetée ou un ami vient la chercher. Moi je reste, je vais attendre sur la plage, espérant voir des pingouins. Malheureusement je n’en verrai pas, mais en compensation j’aurais droit à un couché de soleil.

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Voilà! Pour le moment. Bilan, et bien pas mal de déceptions quant même. Personnellement je te dirai que si tu n’as pas les moyens (ou l’envie) de payer un vol en hélicoptère, si tu as un budget serré, je pense que les glaciers tu peux t’en passer. Je sais… je sais… Un consensus général veut que les glaciers soit un des trucs à faire absolument en Nouvelle Zélande mais moi je ne suis pas d’accord. Si tu as l’habitude de crapahuter en montagne tu ne verras rien de nouveau, le cadre est très beau c’est vrai, mais c’est tout, se contenter d’observer le glacier de loin c’est un peu frustrant quand tu aimes explorer… Le Mt Cook ça avait l’air pas mal, mais j’ai eu la malchance d’avoir mauvais temps, donc, je ne peux pas me prononcer. Mais rien que la route pour y aller, en tout cas depuis les glaciers, vaut largement le déplacement. Il faut que tu fasses cette route! Enfin Moeraki boulders et Dunedin/péninsule d’Otago Si tu as le temps n’hésite pas à faire le détour. Et pour voir des phoques de très près presque à pouvoir les toucher (évite, ça à de sacrés dents un phoque) et surtout sans rien payer. Vas au bout du bout du Aramoana, sur la jetée. Tu pourra même voir des Albatros en vol si tu as de la chance. Allez hop, je repasse derrière le volant et en route pour…heuuu… Bah je ne sais pas trop encore, mais il paraît qu’il y a des fiords en Nouvelle Zélande…. A bientôt !

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Parc National Abel Tasman: Phoque off

Le parc National Abel Tasman c’est l’endroit Idéal pour faire du kayak de mer LE truc à ne pas manquer, à faire absolument si je m’en réfère à mon Lonely Planet. Plages paradisiaques, décors de rêve, Et surtout, en kayak tu peux aller voir des groupes de phoques non loin de la côte.

J’ai établi mon camp de base à Kaiteriteri un petit village, par ce que c’est à l’entrée du parc, il y a des loueurs de kayaks (deux) et puis je trouve le nom sympa! Non mais c’est vrai, je trouve que ça sonne vacances, palmiers, soleil et plage, un peu comme Bora-Bora personne ne sais ou c’est mais tout le monde en rêve. Bah d’ailleurs il y en a une splendide ici de plage. Je prévois de louer mon kayak le lendemain pour la Journée et le jour d’après rando sur la partie sentier. Le parc est bien organisé tu peux prendre des bateaux taxi qui t’emmènent toi et ton canoë sur une des plage pour faire une partie du parc plutôt qu’une autre, ou planifier un itinéraire alliant marche et kayak…

Le lendemain matin, 8h00. Je me dirige vers le stand de location. Aaah! Je m’y vois déjà: En toile de fond une plage de sable blanc, le soleil brille, pas un nuage dans le ciel . Moi, tel l’aventurier solitaire (Bob Morane est le roi de la Terre…) sur mon kayak avec mon superbe chapeau, pagaie à la main, ramant énergiquement sur les eaux turquoises à la rencontre d’une colonie de phoques qui sont, paraît t’il des animaux très joueurs! Tu vois le tableau ?… Le top !

Mais une fois sur place impossible d’avoir un kayak! Pourquoi? Par ce que je suis seul et que les kayaks sont à deux places! Quelle déception… Le loueur me propose de réserver un tour guidé. Ben oui, bien sûr… Un truc beaucoup plus cher, merci mais non merci. Je ne suis pas trop dans un jour ou j’ai envie de dépenser de l’argent, surtout pour un tour que je pourrais faire seul! Et puis là, je me sens un peu pris en otage, le couteau sous la gorge « ah tu veux voir les phoques? Ben il va falloir payer le prix fort! » Je déteste ça. Le moins cher pour voir des phoques en tour guidé c’est 125$ (73,5€) pour une demi journée. En soit ce n’est pas très chers. Mais moi je veux faire ça seul, je veux pouvoir prendre mon temps. Et puis je trouve ça injuste de ne pas pouvoir faire ce que je veux par ce que je suis seul, c’est quant même un comble… Du coup par pur esprit de contradiction je ne veux pas de tour guidé, c’est mon coté punk.

Bref, je change alors mes plans. Aujourd’hui ça sera randonnée sur la côte de Marahau à Anchorage 12km. Puis Cléopatre pool, et retour par le même chemin.Je me dis que je pourrais peu être louer un kayak à Anchorage…

La rando se déroule en forêt et donne successivement accès à différentes plages. Bon , maintenant je comment à avoir l’habitude de ces paysages, les îles paradisiaques, le bleu de l’océan, c’est très beau mais il n’y rien de vraiment nouveau.

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Je croise divers oiseaux dans la forêt que je m’applique à prendre à photo.

J’arrive à Anchorage c’est juste une plage, donc pas de location possible. J’avale vite fait un petit pique-nique et direction Cléopatre pool, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, vu le nom j’imagine que c’est un bassin… Une heure de marche supplémentaire pour rejoindre la destination et c’est une bonne surprise. En effet, c’est un bassin perdu au milieu de la forêt alimenté par une rivière.

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Le lieu est charmant, et invite à la baignade, je me jette donc à l’eau. Enfin façon de parler car elle est glacée, je mets bien dix minutes à y rentrer pour faire juste une petite longueur. Mais au moins je l’ai fait! Et puis c’est le retour, quatre heures de marche… Arrivé au camping je décide à contre cœur de finalement faire un tour guidé pour voir ces fameux phoques. Ce sera sans doute une super expérience et je ne le regretterai pas.

Le lendemain matin je me plante donc devant cahute d’un des deux loueurs pour réserver le tour que j’ai choisi. Le moins cher, celui à 125$. Et là…C’est le drame: « Ah t’es tout seul ? Désolé ce n’est pas possible il n’y a pas assez de monde… » KEUWAAA? Pourkeuwa?…Pourkeuwa?… Non mais c’est un consensus, c’est pas possible!! Le mec me propose de prendre mon numéro pour m’appeler si jamais il y a du changement. Ben oui, c’est ça je vais poiroter devant mon téléphone comme un amoureux transit, et si je suis ailleurs tout laisser tomber et rappliquer direct? Je dis non Monsieur! Je rentre au camping carrément blasé et excédé, et cherche sur le net des loueurs aux alentours qui louent à une seule personne. Mais il n’y a pas!!! Les mecs sont pas foutus d’avoir des kayaks monoplace. Heuuu… les gars il y’a un marché à prendre là peut être, non?! Je dois pas être le seul à faire cette demande quant même. Du coup pour cette journée j’irai voir split apple rock et ensuite glandouille. Split apple rock c’est un truc qu’on t’emmène voir en kayak tour guidé à 80$, c’est sur une plage isolée. Mais en fait tu peux y aller en voiture, suivi d’une petite marche d’un quart d’heure pour 0$! Et ça ne vaut pas plus, c’est juste un gros rocher cassé en deux. Je me suis toutefois bien amusé à faire des photos avec ma figurine!

Le parc national Abel Tasman n’a pas été pour moi une expérience extraordinaire et ne me laissera pas un souvenir fantastique, je n’ai pas fais de Kayak de mer et je n’ai pas vus de phoques et pourtant j’en avais bien envie. Et bien tant pis, je n’ai pas fait ce qui ai de l’avis général incontournable et je n’en suis pas mort. De plus après être passé par Bay of islands et le Coromandel, les plages paradisiaques du parc me paraissent être du réchauffé… Toutefois n’hésite pas à y aller pour faire ces fameuses sorties en kayaks mais n’y vas pas seul ! Voilà pour la conclusion de cette partie. Et oui, c’est la surprise, l’article continu vers de nouvelles aventures. Il faut innover de temps en temps !

 

Road trip

Je décide maintenant de me diriger vers Kaikoura, par ce que là bas aussi il y a des phoques, c’est devenu une obsession! Je veux voir des phoques. Mais après bien deux heures de route, je vois un panneau « Kaikoura  route fermé ». Pas de bol! Je cherche sur mon gps un autre itinéraire, mais il n’y en a pas. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de routes en Nouvelle Zélande… Et à moins de faire un détour de 300km, il n’y a pas d’alternatives. Je regarde vite fait sur le net, il y a écrit que la route devrait ré-ouvrir aujourd’hui. Je décide de continuer, peut être n’ont ils pas encore eu le temps de changer le panneau. Mais quelques kilomètres plus loin encore un panneau, puis un autre… Bon, il faut être raisonnable, si je continue, je vais consommer du carburant pour rien et perdre du temps. Je pense que l’univers lui même ne veut pas que je vois des phoques. Je change donc de plan, j’irai à kaikoura avant de quitter le pays si j’ai le temps, tant pis pour les phoques. Maintenant je vais aller vers les glaciers, ça me fait retourner en arrière mais c’est la seule route possible.

C’est parti pour un road trip plus long que prévu, que je pense de faire en deux fois. Sur la route il y a les Pancake rocks des formations rocheuse nommées ainsi car on dirait que ce sont des crêpes empilées les unes sur les autres. Oui, car si tu ne sais pas ce que sont des pancakes et bien dis toi que ce sont des sorte de petites crêpes très épaisses, je prévois de dormir dans le coin, puis de finir la route le lendemain.

J’arrive à Pancake rocks à vers vingt heure, super! Le soleil est en train de se coucher, ça me donne l’occasion de voir un coucher de soleil sur la mer Tasman. Encore une fois je râle de ne pas avoir mon trépied et mes filtres pour pouvoir essayer de faire de meilleures photos…

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Après avoir fait le tour du site, je retourne au van pour trouver un endroit ou dormir. Ce sera sur une aire de repos avec vue sur la mer. Le lendemain matin je retourne sur le site et m’offre pour l’occasion un petit déjeuner dans un café à base de… Pancakes bien entendu. Le petit dej’ est copieux, j’ai du mal à finir, au moins je n’aurais pas besoin de manger à midi.

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Je refais un tour pour prendre d’autres photos. Petite surprise, il y a des dauphins au loin!

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Je reprends ensuite la route direction les glaciers, mais juste avant je m’arrête à Okarito, un petit village de trente habitants paumé au bord de la mer, pour une ballade. Car sur mon guide il y a écrit « à ne pas manquer » et comme c’est sur ma route… Je prends mon petit sac à dos et c’est parti pour une longue marche sur la plage en bord d’une falaise verdoyante. Ici la plage est chaotique il y a des énormes rochers dispersés un peu partout et des morceaux de bois ramenés par les vagues et la marée.

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Ça fait un petit moment que je marche sur la plage, je suis censé trouver un chemin de randonnée qui monte sur la falaise, mais rien. Je commence à me dire que je me suis trompé de chemin, ou que j’ai raté l’entrée et je pense sérieusement à faire demi tour quand soudain… J’aperçois quelque chose… de loin je pensais que c’était un énième tronc d’arbre échouer sur la plage, mais non c’est… (suspense…) Un phoque! Oui, oui, oui, un put*** de phoque, là; sous mes yeux ébahies et un peu incrédules, je tombe par hasard sur la bestiole après laquelle j’ai couru pendant deux jours sans succès. Vite; je dégaine mon appareil, et me rapproche un peu à pas de loup. L’animal m’aperçoit à son tour et fait mine de retourner dans l’eau. Je stoppe alors mon avancée, il s’arrête aussi. Chacun garde ses distances et observe l’autre. Après avoir pris mes photos je continue ma route, en passant le plus loin possible de lui pour ne pas le déranger plus, mais me voyant bouger, il retourne dans l’eau et disparaît.

Motivé par cette rencontre fortuite, je décide de continuer ma route, peut être que plus loin sur la plage je rencontrerai carrément une colonie. Quelque minutes plus tard j’en vois un autre, c’est un petit cette fois. Malheureusement, il semble à l’agonie, il est vivant mais n’a pas l’air au mieux de sa forme, il n’a même pas la force de s’enfuir quand je me rapproche. J’ai de la peine en le voyant, on dirait qu’il pleure… Mais Je ne peux rien faire pour lui, c’est triste mais il va sûrement mourir sur cette plage. La nature doit suivre son cours… Désolé pour les photos un peu tristes…

Plus loin je trouve le chemin de randonnée qui me conduit sur un pont suspendu avec vue sur un lagon. Je retourne ensuite à la voiture en empruntant le chemin forestier de la falaise.

Voilà, cette fois c’est vraiment la fin de l’article. J’ai finalement vu des phoques, enfin, deux. Dont un plus très en forme, mais quant même… Encore un petit moment magique. Bon maintenant direction les glaciers !

Tongariro Alpine Crossing entre émerveillement et agacement

J’ai fais une des plus belle randonnée de Nouvelle Zélande, peut être la plus belle à ce qu’il paraît. La fameuse « Tongariro Alpine Crossing ». Belle je veux bien, mais encore faut il y voir quelque chose, car la météo n’était pas vraiment avec moi, mais j’ai toutefois eu droit à des moments de pure magie…

Me voici donc à Wakapapa village, qui n’a pas grand chose d’un village, en fait c’est juste un lieu dit avec un camping, deux hôtels, un restaurant et un centre d’information. C’est surtout le camp de base le plus proche de la rando (je crois…). J’arrive au camping vers 17h00, il pleut… Je m’installe, et je prends des infos pour préparer la randonnée. C’est une Randonnée de six/huit heures. Je prévois d’y aller le lendemain avec la navette de sept heure. Je contrôle la météo… Zut pluie pour demain aussi, mais un peu mieux le jour suivant. Bon, j’aviserai demain matin…

5h30 du mat. Réveil. Ouille! Et oui le voyage, contrairement à ce que tu pourrais croire ce n’est pas de tout repos… Bon là, je ne me sens pas vraiment frais et dispo, je suis hyper fatigué, je n’ai pas envie de bouger et en plus dehors il pleut. Je ne me sens pas du tout de faire une rando aujourd’hui et qui plus est, sous la pluie. Je décide donc d’y aller plutôt le lendemain, le seul jour de la semaine ou le temps sera apparemment plus clément. Je prends donc une nuit de plus au camping…  Aujourd’hui sera une de mes journées « off » repos, glandouille, internet, deux épisodes de Dragon Ball Super et une lessive. Passionnant pas vrai?

Le lendemain, rebelote, réveil à 5h30, mais cette fois, j’ai bien dormis, j’ai la patate à faire peur à parmentier et il ne pleut pas. Je prends donc le bus navette direction le point départ, il est sept heure mais il est plein, et un deuxième est en train de se remplir. A l’arrivée il y a déjà du monde, j’avais lu que c’était une randonnée très fréquentée mais je ne pensais pas qu’il y aurai autant de monde, et encore, c’est le tout début de la saison. La randonnée commence en file indienne, petit à petit elle se disloquera et des groupes se formerons.

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Pas mal de marcheurs prennent le trucs à la légère: Short, T-shirt et surtout basket semelle plate, pourtant, sur toute les brochures il y a des avertissements comme quoi il faut partir un minimum équipé, c’est quand même de la montagne. Surtout que aujourd’hui le temps n’est pas terrible, il fait déjà froid et ça monte jusqu’à 1900m, enfin tant pis pour eux…

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Le temps est très nuageux quelques mètres plus haut c’est la brume, j’espère juste qu’il ne pleuvra pas. Une fois en haut, je n’y vois pas grand choses j’ai la tête dans les nuages mais en redescendant dans le cratère c’est un peu plus dégagé. Oui « le cratère » par ce qu’en fait la rando ce passe dans une zone volcanique, le Tongariro est d’ailleurs un volcan, et fait on peut dire toute la Nouvelle Zélande est un volcan.

Puis le sentier remonte, le vent est très fort je suis obligé de tenir mon chapeau, je déteste le vent! (sauf dans les voiles), et il y a toujours cette maudite brume on n’y vois pas grand chose c’est rageant!

Arrivé au sommet, il y a soudainement une accalmie, le vent s’adoucit et la brume s’écarte, laissant apparaître en contre bas des lacs chimiques colorés comme à Rotorua et c’est beau! Le soleil fait une percée laissant voir le panorama sublime. Un peu comme si mère nature c’était dit « Allez il est arrivé jusque là, il a bien mérité une petite récompense ».

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Ma photo préférée!

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Il y a aussi un « tunnel » de lave enfin je pense que ça en est un…

Puis la descente commence, cette randonnée c’est bien 1/3 de montée et 2/3 de descente. A nouveau cette brume est présente, on n’y vois pas à plus de cinquante mètres. Et puis il se met à pleuvoir, je m’arrête et j’enfile la housse de mon sac et mon poncho de pluie. Je déteste ce truc! Parce que c’est du plastique ça empêche le corps de respirer, du coup je crève de chaud à l’intérieur, donc je transpire et finalement si je le garde trop longtemps je fini aussi trempé que si je ne l’avais pas mis.

Ça fait maintenant un moment que je marche et la pluie ne cesse pas. Bon là clairement ça me saoule, il n’y rien de plus chiant embêtant que de randonner sous la pluie, je ne prends plus aucun plaisir, je n’y trouve plus aucuns intérêts, je marche juste sous la pluie en espérant atteindre le parking rapidement: « vite que ça finisse ». Mais j’en ai encore au moins pour deux heures, la galère quoi… Je me dis que je vais sans doute finir sous la pluie, je suis blasé. Mais tout à coup alors que j’avance, en moins de trente secondes, la pluie cesse, le ciel ce dégage, le soleil brille!! Magique Encore un cadeau de mère nature qui fait apparaître sous mes yeux émerveillés un des plus beau paysage de la rando, lac, montagnes, plaines, forêt tout y est; là réuni dans un seul panorama!

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Le retour jusqu’au parking se fera sous le soleil, à mon arrivée je n’ai pas besoin d’attendre le bus il est là, prêt à partir. Il reste juste une place pour moi. J’ai mis 6h30 sans me presser , avec les arrêts photos, casse dalle, vêtements etc…

 C’était une journée en demi-teinte je regrette de ne pas avoir eu une meilleure météo, j’ai du rater pas mal de choses je pense. Mais Malgré le mauvais temps j’en ai pris plein les yeux, je n’ose pas imaginer ce que ça doit être pas temps clair

 

Carnet pratique

Attention la Tongarito Alpine Crossing n’est pas une boucle! Le point de départ n’est donc pas le même que l’arrivée, ils sont séparés de vingt bon kilomètres. Mais pas de panique il y a un bon réseau de bus. Les Bus partent de Whakapapa village à 7, 8 et 9 heures. Pour le retour pas d’inquiétude ils ne t’oublieront pas, car ils font une liste des randonneurs du jour, si tu mets entre six heures et six heures et demi, le bus sera déjà là, sinon il faudra attendre un peu son retour.

La randonnée en elle même n’est pas compliqué, elle est accessible à tout le monde, comme je le disais plus haut 1/3 de montée 2/3 de descente. Tu parts à 1100m et finis à 700m avec le point culminant à 1900m. Même dans le brouillard tu ne peux pas te perdre c’est une autoroute! un conseil: mets des chaussures de rando, ou au moins des trail. 

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Le plein de sensations!

J’ai fais deux trucs bien cool quand j’étais à Rotorua: de la tyrolienne et un saut à l’élastique. Je te livre donc ici mes impressions dans un petit article, Mais aussi une petite vidéo qui parle d’elle même.

Comme un oiseau…

C’est dans la forêt native du plateau de Mamaku que Rotorua Canopy tours a installé son parcours de tyrolienne au sommet des arbres. Alors si tu ne connais pas la tyrolienne, je t’explique rapidement ce que c’est : On prend un câble, on accroche chaque extrémité à un arbre en faisant une pente. On te prend toi, on t’accroche à une poulie, on te suspend au câble avec la poulie et… Ziiiiiiiiiiiiiiiiiip tu te retrouves de l’autre coté. C’est super rigolo! Et ici, la forêt est magnifique, suspendu à ton câble et glissant à toute vitesse, tu as l’impression de voler au dessus comme un oiseau. Et les guides ajoute du fun en te faisant partir de dos ou même tête en bas! C’est juste super ! Mais ce n’est pas seulement du fun, car la forêt et les espèces qui y vivent sont protégées. Il y a donc des petites sessions pédagogiques pour parler des oiseaux et de ce qui est fait pour les protéger. Car depuis que l’homme a débarqué en Nouvelle Zélande il a introduit des nuisibles comme le rat, le furet ou l’opossum qui détruisent la faune locale. Il faut donc malheureusement piéger et tuer ces nuisibles pour préserver la faune endémique du pays. On estime que depuis l’arrivée de l’homme occidental 40% de la diversité d’espèce d’oiseaux a disparu. Oui, c’est énorme…

Comme un caillou…

Pour la première fois de ma vie j’ai sauté à l’élastique, un truc qui me tentait depuis bien longtemps… Pour mon baptême j’ai choisi le meilleur spot de la région (à ce qui paraît…) qui ce situe à Taupo, non loin de Rotorua. Un saut dans le vide de quarante sept mètres avec une rivière en contre bas.

Arrivée sur place, il faut faire un petit check-in, tu signes un papiers comme quoi tu est en bonne santé, que tu n’es pas cardiaque, qu’ils ont le droit d’utiliser ton image, patin, machin couffin… Ensuite on me pèse, et on écrit mon poids sur la main. 56 kg! Et ouais poids plume, un élastique de chaussette devrais être suffisant! Puis direction la  plate-forme de saut. Là on me re-pèse, on ne sait jamais si j’ai pris dix kilo en deux minutes… Puis on me prépare: harnais pour le corps, élastique pour les pieds, double check des deux employés pour voir si tout est bien attaché. Puis le mec m’explique qu’il faut que je fasse comme si je plongeais, les mains au dessus de la tête et je me laisse basculer vers l’avant tête la première. Ok facile! Tout va très vite, me voilà sur le bord de la passerelle…

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Cerveau droit: « p’tain c’est haut quant même… »

Cerveau gauche: « mais noooon, c’est juste trente sept mètres de plus que ton plus haut saut au canyoning! »

Le gars: « Ok, JUMP! »

les deux cerveaux: « …Le numéro que vous avez demandé n’est plus attribué…« 

Moi:  » WHHHOOOOUAAAAAaaaaaaaa!!!!!!! »

J’aimerais pouvoir te dire que j’ai fais un saut majestueux, tel un aigle royal qui prend son envol, ou comme Superman, fonçant vers le sol à toute vitesse pour sauver Loïs. Ou encore, juste tomber avec panache! (tu l’as la référence?…). Mais non, j’ai chu tel un caillou qu’on balance d’une falaise d’un coup de pied, comme un étron qui n’a pour seule mission que de finir plus bas. Tu peux voir sur la vidéo qu’au début ça commence pas mal, je bascule, et là; c’est le drame… Je saute droit comme un « i ». Franchement je n’arrête pas de me marrer quand je vois cette vidéo. Surtout que ensuite, pendant les rebonds j’ai l’air d’un pantin désarticulé et à la fin, d’un Jambon qui sèche suspendu au plafond. Et puis j’ai hurler sur vingt mètres, mais ensuite je n’avais plus d’air dans les poumons, c’est long 47 mètres.

En tout cas c’était super bien et je le referai sans hésitation. J’espère pourvoir améliorer ma performance. Je pense que ça ne peut pas être pire.

Voilà la vidéo: 

Rotorua: Géothermie et œuf pourri

Quel titre étrange te dis tu! Et pourtant ce n’est pas un de mes délires. Mais ne t’inquiètes pas tu va très vite comprendre de quoi je parle…

Rotorua c’est un peu la capitale de nouvelle Zelande de la géothermie, c’est à dire la chaleur qui se dégage de la planète sur laquelle on vit et que malheureusement nous nous acharnons à détruire. Dans cette région tu peux voir et entendre la Terre respirer et la sentir vivante. Et quand je dis sentir je parle au sens propre comme au figuré. En effet, comment te le dire… ben…On ne va pas se mentir, Rotorua ça schlingue un peu l’œuf pourri quant même! Et oui, c’est l’odeur du soufre qui émane des profondeur de la planète et qui s’échappe via des fumerolles ou des sources chaude, d’ailleurs en ville, ça fume un peu partout et notamment dans un parc proche du centre ville.

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Wai o Tapu : Des couleurs et des odeurs

Le parc naturel de Wai o Tapu, est une réserve ou ces phénomène géothermiques sont légions. Ici ce qui est enfouit au cœur de la planète fait surface, et c’est une explosion de couleurs, comme sur la palette d’un peintre. Elles sont dues au différents minéraux qui composent le sous sol.

  • Jaune => Soufre,
  • Orange=> Antimoine,
  • Blanc=> Silice,
  • Vert=> Arsenic,
  • Rouge/brun=> Oxyde de fer,
  • Noir=> Soufre et Carbone,
  • Violet=> Manganèse.

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C’est très étrange à voir, j’ai l’impression de regarder un environnement pollué, mais pour une fois qui n’est pas provoqué par l’homme, mais pas la planète elle même, et pourtant ici il y a de la vie, la végétation c’est adapté à cette atmosphère, il y à même des oiseaux! Et ils ont l’air en forme, avec ce qu’ils mangent ici ils doivent péter le feu! Au propre comme au figuré.

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L’odeur du souffre est omniprésente, ça me prend à la gorge et me retourne un peu l’estomac… La visite commence par une piscine de boue bouillante, le gaz s’échappe en faisant des « bloup, bloup » comme un velouté épais qui bout dans une marmite, ça explose et ça fume on croirait un décor de film d’aventure genre « ah, maintenant il faut traverser le marais maudit, personne n’en est jamais sorti »…

DSC_0007S’en suit l’entrée dans le parc lui même qui s’articule autour de cratères fumant, d’étangs bouillonnants, de piscines chimiques et même d’un lac dans lequel une bonne partie de tout ça fini. Malgré le soleil qui tape, la chaleur du sol et des vapeurs qui s’en dégagent, il vaut mieux éviter de se baigner dans ce bouillons infâme.

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Un big up pour le final qui est une piscine de soufre dont la couleur n’a l’air d’avoir rien de naturel, et pourtant elle l’est.

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 Si l’enfer existe ça doit ressembler un peu à ça. Ce fut une découverte très intéressante, une fois de plus c’était la première fois que je voyais quelque chose comme ça. J’en aurais découvertes des choses dingues durant ce voyage! Oh bien sûr je connaissait déjà les bains thermaux mais là c’est un tout autre niveau!

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Et Mer** !

Le problème quand tu voyages seul, et que tu te retrouves sur des plages de rêve. c’est qu’il n’y a personne pour t’aider à te tartiner de crème solaire… Enfin tu peux toujours demander à un ou une inconnu(e), mais quand tu es un homme tu passes ou pour un dragueur pervers ou pour un gay… Et pour faire le dos seul c’est un peu la galère! Il faut être bien souple. Moi coté souplesse ça va, j’arrive a me serrer les mains dans le dos (oui oui c’est possible!). Par contre j’ai souvent la flemme de faire l’effort de me contorsionner. Et cette paresse je l’ai eu lors de ma ballade sur le Tucker Thompson . J’ai bien pris soins de couvrir toutes les parties facilement atteignables et le reste, je me suis dis « ben tant pis » grave erreur!!! Pourtant je le sais j’ai une peau très blanche… Voici le résultat:

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Voilà, voilà…

Qui à l’air, d’un couillon maintenant?! Et ce n’est pas la première fois! mon meilleur ami pourrait te raconter qu’une fois j’avais même la trace de ma main imprimé dans le dos!

Bah je peux toujours faire genre que c’est une tache de naissance… ou rester en T-shirt ou encore demander à quelqu’un d’étaler de la crème uniquement sur la surface rouge pour ainsi rougir tout autour!

En tout cas ça prouve que la crème solaire, c’est efficace!

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