Hasta luego Mexico

En arrivant au Mexique je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En fait, je m’imaginais un pays très pauvre et bordélique un peu comme l’Inde Mais je me suis vite rendu compte que ce n’est pas du tout le cas. Mon aventure Mexicaine se terminant, c’est l’heure du désormais traditionnel bilan. Dans cet article final je vais tenter de te donner envie d’y aller…

Le Mexique c’est génial. Tellement génial que j’y suis resté plus longtemps que prévu. c’est un pays où je me sens bien, aussi bien qu’en France. Peut être cela vient il du fait que je comprends un peu plus ce qu’on me dit et que j’arrive plus facilement à communiquer, ou alors ai-je pris maintenant l’habitude de voyager, mais de temps en temps je n’ai plus l’impression d’être dans un pays étranger… C’est peut être un peu des deux. Au départ j’avais un peu peur du Mexique car j’avais lu dans les guides de voyages qu’il fallait faire attention, que c’était un pays dangereux et patati et patata. Les guides sont toujours alarmistes (surtout le lonely planet). Ils te parlent des deux touristes isolés qui ce sont fait dépouiller une nuit sans lune dans la pampa en 2005. Mais ne te parlent pas des centaines de milliers qui ont passé un super séjour…

Moi, au Mexique je m’y suis senti en sécurité, plus qu’en Inde en tout cas. (Je parle beaucoup de l’Inde car c’est devenu une sorte de référence pour moi…) Je me souviens par exemple de cet soir là, dans la petite ville d‘Xpujil, où j’étais complètement paumé dans une rue pas éclairée à la recherche de la bonne direction pour rejoindre mon auberge. J’étais suivi par un homme, et alors que je commençais à me faire des films à base de « file moi ton fric gringo », le mec m’a juste dit que dans la direction où j’allais il n’y avait rien, et il m’a raccompagné jusqu’à mon auberge. Whouaa quel monstre! Peut être que j’ai de la chance pour l’instant, sans doute… Mais je ne suis pas de ceux qui pourront te dire que le Mexique c’est dangereux.

J’ai trouvé que les Mexicains sont des personnes très chaleureuses. Ici aussi les locaux m’ont beaucoup aidé et renseigné. Bon, tu vas me dire que je dis ça à chaque bilan… Ben ouais, c’est peut être tout simplement par ce que c’est dans la nature humaine d’aider ses congénères finalement, tu ne crois pas?

J’ai adoré me déplacer dans ce pays, c’était tellement facile! Bien qu’il faille avoir du temps et ne pas faire des plans à l’heure près, car quand tu attends sur le bord de la route qu’un combi ou un bus passe pour te ramener, tu ne sais jamais vraiment combien de temps tu vas attendre… Minibus, combis, colectivos, ces trois mots désignent le même moyen de transport. Monter dans ces petits véhicules d’une dizaines de places qui sillonnent le pays et traversent les villes et les villages à quelque chose d’authentique, d’exotique. C’est se frotter à la population locale, au « vrai » Mexique. Je me souviens un jour d’avoir fait la route avec des poulets en cages, c’était marrant, comme dans une comédie au cinéma. Mais ne t’imagines pas des véhicules pourris et crados qui grincent et craquent de tous les cotés, non, que nenni. Ils sont très bien tenus! Certes, certains peuvent être un peu vieillots, mais comparé à ce que j’ai eu en Chine et en Inde c’est le grand luxe.

J’ai aimé explorer les ruines des cités Mayas. En top trois je placerais Calakmul, Yaxchilan et Palenque car ce sont les plus sauvages. Les deux premières sont envahies par la nature qui repend ses droits. Comment ne pas se sentir l’âme d’un aventurier en découvrant les vestiges des temples dispersés ici et là à travers la forêt, entendre des branches craquer, lever la tête, et apercevoir un groupe de singes. Avancer encore et voir un énorme iguane se prélasser au soleil, puis monter au sommet d’une pyramide et surplomber la canopée. Il ne reste alors plus qu’à s’asseoir et contempler le spectacle de cet océan verdoyant…

A contrario, j’ai été un peu déçus par le Chitzen Itza, la merveille du monde Maya, car trop « barricadée » impossible de monter la pyramide ou ailleurs, le moindre vestige est entouré de barrières. Je suis passé d’explorateur à simple touriste, c’est très frustrant.

Je suis tombé amoureux du Yukatan et de ses cenotes aux eaux bleus et transparentes qui incitent à la baignade, et dans lesquelles j’ai passé mon temps me jeter, sauter et plonger comme un gamin. Les « blue holes » font partie des plus belles choses que j’ai vu depuis mon départ. Ils semblent sortir tout droit d’un décor d’un film fantastique. Sur les photos c’est beau, mais c’est tellement mieux en vrai. Et puis quel pied, d’y aller tôt le matin et d’être le seul à se baigner dans ces cadres magnifiques!

Et enfin il y a la riviera Maya formée par l’axe Cancun / Tulum sur la côte caraïbe du pays. Très touristique, très consumériste, très Américanisée et cher. Une chose est sure, c’est que le vrai Mexique, celui qui m’a plu, il n’est pas ici. Mais pourtant, c’est bien ici que j’ai vécu deux moments magiques et merveilleux grâce à un masque et un tuba. A la première place: Ma rencontre avec les tortues vertes, des animaux magnifiques que j’ai observé de longues minutes en souhaitant que ce moment dure toujours.

C’est au Guatemala que je termine cet article, et oui, j’ai passé la frontière… Je serai bien resté encore plus longtemps au pays de Speedy Gonzales mais il faut que j’avance, j’ai encore plein de choses à découvrir. Je n’ai qu’une chose à te dire pour conclure: Vas au Mexique!

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